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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 18:28

Le 9 mai est la journée de l'Europe. La création d'un espace européen est apparue comme une nécessité au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Elle repose sur l'affirmation de valeurs communes et d'intérêts politiques et économiques communs. Depuis la création de la CECA et du Traité de Rome, l'idée européenne s'est amplifiée jusqu'à donner le jour à l'Union européenne. Celle-ci déborde le cadre du continent européen et s'ouvre à ses voisins, riverains du bassin méditerranéen. Elle entend offrir un cadre à des relations pacifiques entre les Etats. L'association France-Israëll du Cher s'est associée à la journée de l'Europe organisée ce 9 mai 2011 par le Mouvement Européen France du Cher.

 

Le Mouvement Européen France du Cher se rassemble chaque année sur le parvis de l'Europe, à Bourges, pour commémorer la création de la CEE, devenue Union européenne. Les associations d'amitiés avec des nations étrangères y sont conviées. Il est donné lecture, dans les différentes langues des Etats membres, de la déclaration européenne des droits de l'homme. Il s'agit de rappeler que, au-delà des traités entre nations, l'Europe est un espace politique qui concerne chacun des citoyens de cette zone. Il leur appartient de renforcer ces liens entre Etats par des liens directs entre les peuples et de développer l'idée d'une citoyenneté européenne.

 

Au soir de cette cérémonie, le Mouvement Européen conviait les participants à une soirée conviviale. Chaque association contribuait à l'éveil des sens. L'apéritif, mêlant vins italiens et charcuteries espagnoles, précédait un dîner organisé, cette année par l'association portugaise.

 

En savoir plus :

http://www.mouvement-europeen.eu/-Presentation-

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 12:18

Le 4ème dimanche du mois d'avril, la France se souvient des déportés. Ce jour est celui choisi pour commémorer le souvenir des victimes du massacre des puits de Guerry. Car les victimes étaient promises à la déportation en juillet et août 1944. La désorganisation des voies de communication, après le débarquement allié de Normandie, le 6 juin 1944, ont convaincu les autorités allemandes de Bourges et d'Orléans d'exécuter dans les alentours de Bourges des prisonniers juifs, voués à la mort.

 

Comme l'a rappelé M. Jeanclos, dans son allocution, cette année la commémoration des puits de Guerry coïncide avec la Pâque chrétienne, au lendemain des fêtes de Pessah. Pâque marque le passage des ténèbres à la lumière. Pessah, celui de l'esclavage d'Egypte à la liberté sur la terre de Canaan. Un symbole qui renvoie aux heures de la Libération de la France occupée où se perpétraient les dernières avanies de l'occupant et de ses séides français. Il renvoie également à la tentative du Sicherheitdienst de la région Centre de cacher les traces de son crime au fond des puits de Guerry, autour d'une ferme abandonnée de la campagne française, et à l'exhumation des corps à la fin de l'année 1944. C'est ce thème du passage qui est illustré par le monument commémoratif de Guerry.

 

36 hommes et femmes, âgés de 16 à 85 ans, arrêtés pour la plupart à Saint-Amand-Montrond, en juillet 1944, ont été emmenés en ce lieu pour être assassinés par le gestapiste français Paoli et les officiers S.S. qui l'accompagnaient. L'ordre en avait été donné par les autorités allemandes d'Orléans qui insistaient sur l'impossibilité d'organiser un convoi vers les camps d'extermination. Ainsi le massacre de Guerry est-il indissociable de la shoah. C'est pourquoi l'hommage aux victimes des puits de Guerry est commémoré, chaque année, le jour du souvenir des déportés.

 

En présence des autorités civiles et militaires du Cher, il a été procédé au dépôt de gerbes au nom de France-Israël, de l'association des puits de Guerry, des familles des victimes, des mairies de Bourges et de Savigny-en-Septaine, du Conseil Général du Cher et de la République française. Il a été interprété par les descendants des victimes un concerto de Vivaldi suivi de l'Adagio d'Albinoni. En présence des couleurs des associations patriotiques, il fut respecté une minute de silence. Le cortège s'est ensuite formé pour un hommage devant le puits dit des "hommes" et celui dit des "femmes".

 

En savoir plus :

 

- http://www.fondationresistance.org/documents/ee/Doc00004-005.pdf

 

- http://mms.pegasis.fr/jsp/core/MmsGlobalSearch.jsp

 

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 01:56

Le Printemps de Bourges est un festival incontournable de la chanson en France, depuis plus de 30 ans. Si le Berry demeure largement méconnu - que dire de Bourges et de Châteauroux - , le Printemps parle davantage à nos compatriotes. Cette année, du 20 au 25 avril 2011, le Printemps de Bourges peut se vanter d'avoir une résonnance jusqu'en Israël.

 

A quelques heures du premier concert, la FNAC de Bourges accueillait pour un show case Asaf Avidan & The Mojos qui se produisaient, le 20 avril au 22 d'Auron. Actuellement en tournée pour la promotion de son album Poor Boy Lucky Man, le groupe a retenu l'attention des visiteurs de la célèbre enseigne durant 30 minutes d'un concert aux accents Rock Folk. Il régnait une ambiance de saloon à mi-chemin de Memphis et de Tel-Aviv. A l'issue de la représentation, Asaf Avidan & The Mojos se livrèrent à une séance de dédicace et d'échanges impromptus avec le public, avant de rejoindre le 22 pour un concert d'une grande qualité.

 

avidanandmojos.jpg

 

Dès le lendemain, Yaël Naïm et David Donatien ont investi Bourges et le Théâtre Jacques Coeur, jouant à guichet fermé pour trois concerts exceptionnels, au cours d'une tournée les entraînant à travers le monde. A l'occasion de la sortie de l'album She was a boy, déjà dans les bacs, une séance de dédicace était organisée le 21 avril. Les fans étaient venus en force pour un autographe, qui sur son disque préféré, qui sur son gobelet "spécial" Printemps de Bourges. L'occasion de prendre une photo souvenir avec Yaël et David, qui se prêtaient avec énormément de gentillesse à l'exercice.

 

yaeletdavid.jpg 

 

Alors que la session 2010 s'était déroulée sous la bannière de l'Afrique du Sud, la session 2011 a ouvert ses portes aux artistes israéliens. A quand une saison spéciale Israël ? La scène musicale israélienne est assez vaste pour attirer un large public comme le démontrent Asaf Avidan et Yaël Naïm. Musiques pop, rock, punk, électro et hip-hop sont autant de domaines investis par des artistes israéliens débutants et confirmés dont l'aura dépasse de loin les frontières du "jeune-vieux pays", jusqu'à Téhéran pour certains groupes de Métal.

 

Chiche ?

 

Asaf Avidan & The Mojos :   http://mymojolove.com

 

Yaël Naïm et David Donatien : http://yaelweb.com/fr ou http://yaelnaim.net

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 16:40

001-06-113858-01.jpgLe 1er marathon international de Jérusalem s'est achevé. Parce qu'il était le premier de l'histoire de la ville de Jérusalem, il était nécessaire que nous en fassions état. Mais l'association France-Israël du Cher y fut particulièrement attentive, en raison de la participation de Pascal Tinat, conseiller municipal de la ville de Bourges.

 

Le 16 mars 2011, nous étions réunis pour encourager Pascal Tinat à l'occasion de sa participation au 1er marathon international de Jérusalem. Notre ambassadeur du Berry s'est ensuite envolé pour Israël, afin de se confronter à cette épreuve de 42,195 km, qui se déroulait dans le site le plus chargé d'histoire et de symbole au monde : Jérusalem. Alors que ce mois de mars s'est avéré le plus meurtrier pour les civils d'Israël (une famille de 5 personnes égorgée dans son sommeil dont un bébé de 3 mois, une cinquantaine d'obus tirée contre les villes du sud du pays depuis la bande de Gaza, un attentat à la bombe à Jérusalem faisant 1 mort et 31 blessés), les athlètes ont maintenu leur participation témoignant de la prééminence de la vie face aux pulsions meurtrières et à la barbarie des ennemis d'Israël.

 

Au petit matin du 25 mars 2011, à 7 heures 00, 10.000 coureurs se sont présentés sur la ligne de départ. De nombreux israéliens mais aussi de kényans, des éthiopiens, des polonais, des allemands, des australiens, des français... Au signal du Maire de Jérusalem qui tirait le départ, les athlètes se sont élancés à l'assaut des rues de Jérusalem. Une ville bâtie sur les monts de Judée qui partage avec Rome d'être construite sur de nombreuses collines, ajoutant à la difficulté de l'épreuve. Une fois n'est pas coutume, ce n'étaient pas des pèlerins qui longeaient les épais remparts crénelés du centre-ville et les lieux saints mais des sportifs animés de l'esprit olympique, transcendant les drapeaux et les religions.

 

Les vainqueurs de l'épreuve ont bouclé le parcours en un peu plus de 2 heures 30. Il sera noté la disqualification de 4 coureurs étrangers ayant malencontreusement dévié de l'itinéraire en suivant la moto des organisateurs de la course. Pour tous les autres, ce fut la satisfaction de franchir la ligne d'arrivée après des heures à se confronter avec leurs propres limites et l'opiniâtreté qui pousse à se dépasser.

 

Après 4 heures 39 minutes et 5 secondes de course, Pascal Tinat, dossard 746, franchissait la ligne d'arrivée et se classait 616ème de l'épreuve.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:26

03132011_08.jpgLe 25 mars 2011, Jérusalem sera le lieu d'un marathon international, le premier de son histoire. Parmi les 10.000 participants attendus, Pascal Tinat, conseiller municipal de la ville de Bourges, sera sur la ligne de départ.

 

Jérusalem, la ville de la paix, cité trois fois millénaire et trois fois sainte, ne serait-ce qu'en raison de la locution liturgique : Kadosh ! Kadosh ! Kadosh !, autre nom du Dieu commun aux trois monothéïsmes, accueillera le premier marathon de son histoire. Une ironie au regard des relations tendues entre l'antique Judée et les royaumes hellénistiques du Proche-Orient. Un renouveau du sport israélien sur la scène internationale.

 

La tragédie des J.O. de Munich, en 1972, avait été la cause du repli du sport israélien dans ses frontières. La détente politique amorcée avec l'Egypte et la Jordanie, ainsi que d'autres Etats musulmans, a permis un retour d'Israël sur la scène sportive mondiale. Il n'aura échappé à personne les échanges de joueurs entre la France et Israël dans le domaine du football. Pas plus qu'il n'a échappé aux berruyers la présence d'un sabreur de l'équipe nationale israélienne à Bourges. Le marathon de Jérusalem scelle ce renouveau avec l'esprit olympique : "Plus haut, plus fort, plus loin !"

 

C'est avec un immense plaisir que Pascal Tinat, élu de la ville de Bourges, nous a fait part de son intention de courir cette épreuve, à la fin de l'année 2010. Familier du marathon, il a disputé cette épreuve, qui confronte l'athlète à ses propres limites, à travers la planète. Aujourd'hui, c'est à Jérusalem qu'il disputera le marathon. "C'est tout un symbole, il faut y être." confie-t-il. Plus que symbolique, la courbe du dénivelé fait déjà pressentir que cette course poussera les participants au maximum de leurs capacités.

 

C'est pour le soutenir et l'encourager que les membres de l'association France-Israël du Cher et le Maire de Bourges, M. Serge Lepeltier, récemment nommé ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique, se sont rassemblés au restaurant le Louis XI, à Bourges, le dimanche 13 mars 2011. Le président a remis une casquette griffée aux armes de l'association à M. Tinat qui sera un ambassadeur de la France et du Berry. M. Serge Lepeltier s'est félicité de la présence d'un berruyer à cet évènement sportif. Un symbole de paix entre nos deux nations, dans une ville qui ne laisse pas indifférent, comme l'a souligné, le Maire de Bourges familier de Jérusalem. Pour l'occasion, un tee-shirt au couleur de la ville de Bourges sera remis à Pascal Tinat.

 

Le 25 mars 2011, les yeux du Berry et de Bourges seront tournés vers Jérusalem. Tous nos voeux accompagnent Pascal Tinat : Beatzlakha ! (Bonne chance !)

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 21:32

Tamar_Kibboutz.jpgLe 19 février 2011, à la Maison de la Culture de Bourges, l'association France-Israël du Cher tenait son assemblée générale. A l'issue de leurs travaux, les membres ont écouté le témoignage de Tamar sur sa vie au kibboutz Ein Shemer.

 

Issu du mot hébreu kvoutza, "le groupe", le kibboutz, littéralement "réunion", a une double origine : celle des utopies sociales du XIXème siècle et celle du sionisme. Le modèle de sa structure puise notamment chez Charles Fourier, l'inventeur du phalanstère. Opérant une critique de l'économie industrielle, générant par des stratagèmes des plus-values artificielles contribuant à creuser les écarts inégalitaires entre riches et pauvres, Fourier propose d'établir un modèle social fondé non plus sur l'individu mais sur une collectivité égalitaire pourvoyant aux besoins de ses membres. Cette idée rencontre le sionisme qui se propose de regénérer le peuple juif par la mise en culture de la Terre d'Israël. Inspiré par le rabbin Zvi Kalisher, ce retour à la terre doit permettre de tourner le dos à la vie diasporique et de donner naissance à une société nouvelle. Ainsi se fondera, en 1909, à Degania, le premier kibboutz.

 

Symbolisant l'Etat d'Israël, dans l'imaginaire collectif, le kibboutz a donné au pays son élite politique et militaire. Il a eu une fonction importante dans la création et les premiers pas de l'Etat d'Israël, favorisant tout à la fois le peuplement de la terre, sa mise en culture assurant son autonomie alimentaire et de créer des postes avancés face aux adversaires d'Israël.

 

Le témoignage de Tamar permet d'en saisir le fonctionnement interne. Née à Ein Shemer, kibboutz du mouvement Hashomer Hatzaïr, elle est un témoin privilégié de ce système égalitaire et collectiviste. Parce que le kibboutz a connu de grandes mutations depuis vingt ans, nous userons du passé au cours de cette description.

 

Les enfants vivaient à part des adultes. Si ces derniers logeaient dans une chambre sans commodités, les enfants habitaient une maison sous la tutelle de leurs nourrices. Après les travaux de la journée, les parents retrouvaient les enfants pour jouer, les aider à faire leurs devoirs ou leur raconter des histoires. L'éducation était dispensée dans l'école du kibboutz, pour les petites classes, et dans l'établissement partagé par plusieurs kibboutz, collège et lycée, pour les plus grands. Les enfants bénéficiaient de sorties à travers le pays pour découvrir leur histoire et leur environnement. Le système éducatif était entièrement pris en charge par le kibboutz.

 

Originellement à vocation agricole, les kibboutz ont développé de petites et moyenne industries à côté de la culture de la terre et de l'élevage. Les activités étaient égalitairement partagées par les membres. Un tableau indiquait dans la salle à manger commune à quelles taches ils devaient vaquer durant la journée. Le même tableau mettant en exergue le nom des membres qui s'étaient affranchis de leurs devoirs, les exposant à la vindicte du groupe.

 

Toutes les décisions étaient prises par l'assemblée des habitants. Ce n'est que tardivement que des secrétariats généraux furent périodiquement élus pour représenter le groupe. Ainsi pouvaient être définis les besoins des membres et la répartition des biens de consommation courante entre les familles. Le kibboutz fournissait chaussures et vêtements. Le pantalon était porté par les hommes et les femmes dans un souci d'égalité. Pour les sorties en ville, chacun se voyait attribuer robes et tenues de ville par la collectivité sans choix possible. Ces tenues étant ensuite rapportées pour être attribuées à d'autres membres.

 

Le Hashomer Hatzaïr étant un mouvement sioniste d'extrême-gauche laïc, la religion n'avait pas sa place. Les fêtes inspirées de la liturgie comme Pessah étaient transformées sur un mode kibboutznik mettant en avant une symbolique agricole. Le Yom Kippour était purement et simplement ignoré, un jour de travail comme les autres alors que le jour est chômé en Israël. Pas de rabbins non plus pour la célébration de mariage. Les noces étaient entièrement organisées par le kibboutz lui-même et souvent plusieurs noces se déroulaient en même temps où circulait, entre les couples, la même paire d'alliances.

 

Le système, regroupant aux alentours de 2% de la population israélienne, a connu un déclin à la fin des années 1970. Le poids de la vie collective a parfois été un repoussoir pour les enfants des kibboutz qui s'étaient élevés ensemble (ou avaient été sur le pot ensemble comme le dit la formule consacrée en hébreu). A cette baisse des effectifs s'ajoutait la fin des subventions gouvernementales, après la victoire électorale du likoud en 1977. De plus, l'Etat d'Israël fut marqué par une fièvre inflationniste tout au long des années 80. Ces évènements ont radicalement changé la face du kibboutz et fait craindre pour son existence.

 

Ces mesures, qualifiées de "privatisation", ont diminué le caractère collectif du système. Sa dimension providentielle s'est atténuée. Des budgets, préfiguration d'un salaire, ont été attribués aux kibboutznikim. Les services autrefois gratuits se décomptent désormais sur ces budgets. Les lieux de vie commune ont perdu de leur intérêt. De plus en plus les salles à manger communes tendent à disparaître.

 

Pourtant, au cours des années 90, le kibboutz a attiré une nouvelle population. Non plus des sociétaires, mais des israéliens qui, à l'instar des néo-ruraux français, sont à la recherche d'un cadre de vie pavillonnaire protégé, à l'abri de l'agitation citadine. Ceux-ci ne sont pas des membres à part entière, avec les droits et les devoirs qu'impliquent cette notion, mais des locataires cooptés par le groupe. A cela s'ajoute des activités culturelles et touristiques, qui sont une source de revenus supplémentaires pour le kibboutz.

 

Cette utopie démocratique n'a semble-t-il pas encore dit son dernier mot. L'histoire du kibboutz reste encore à écrire.

 

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 22:49

AFI_AG75.jpg

 

Le 30 janvier 2011, l'association France-Israël Alliance Général Koenig de Paris tenait son assemblée générale, en présence des sections de province. Son excellence l'ambassadeur d'Israël en France, Yossi Gal, était représenté par Sammy Ravel.

 

Comme chaque année l'assemblée plénière a adopté une série de résolutions. Est ainsi réaffirmée la solidarité du peuple français avec le peuple d'Israël, ainsi que la reconnaissance du rôle de défenseur d'Israël des valeurs démocratiques fondamentales au Proche-Orient communes à nos deux pays. Est également rappelé par l'assemblée que l'antisionisme n'est pas la critique de la politique du gouvernement d'Israël mais la contestation de la légitimité du pays et de son Etat. Un soutien total est adressé aux actions du Président et du bureau de l'association pour les actions entreprises, notamment judiciaires, contre les individus et organisations pratiquant le boycott, activité illicite, dont le but avoué est la destruction d'Israël par une propagande mensongère.

 

Il est constaté le laxisme et l'indifférence dans la presse française des manoeuvres favorisant la destruction de l'image d'Israël, l'occultation du sort tragique des chrétiens d'Orient persécutés, soutenant ainsi le recul de la démocratie. Les responsables et professionnels des médias sont invités à prendre conscience des enjeux et à abandonner leur apathie devant ces agissements.

 

Le sort de Guilad Shalit, franco-israélien kidnappé en territoire israélien, préoccupe les membres de France Israël. Depuis le 25 juin 2006, la croix-rouge n'a pas été autorisée à le visiter. Il est demandé aux responsables politiques et médiatiques français la même mobilisation ayant abouti à la remise en liberté de la franco-colombienne Ingrid Bétancourt et mise en oeuvre pour les autres otages français détenus par les terroristes.

 

L'assemblée générale approuve la résolution des présidents de section, en date du 21 novembre 2010, affirmant leur soutien à voir assurée la pérennité de Jérusalem dans son statut de capitale éternelle et indivisible d'Israël, Etat Juif.

 

L'association demande le renforcement du partenariat culturel, scientifique, économique et politique entre Israël, la France et les autres pays de l'Union européenne.

 

Le compte-rendu complet de l'Assemblée générale sera présenté lors de la plus prochaine assemblée générale de l'association France-Israël du Cher.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:49

Le 17 janvier 2011, le musée départemental de la résistance et de la déportation du Cher organisait, en présence d'une centaine de personnes, l'avant-première d'un documentaire intitulé : Destins d'enfants cachés.

 

Ecrit pour sa partie historique par l'historien Simon Ostermann, ce documentaire a été réalisé par Benoît Cornuau, avec le soutien du Conseil Général du Cher, en co-production avec beta-prod et France 3 Centre. En 52 minutes, ce documentaire nous plonge dans le quotidien des enfances volées des Juifs poursuivis par l'occupant allemand et le gouvernement de Vichy. Un sujet d'étude documentaire encore relativement vierge qui n'est revenu sur le devant de la scène que depuis une vingtaine d'années.

 

Evitant le catalogue d'histoires individuelles mises bout à bout, le film a su restituer en 52 minutes l'essentiel de plus de 30 heures d'interviews. Le spectateur est plongé dans les heures sombres de l'occupation et de la persécution antisémites. Le rappel des étapes de la mise en oeuvre des lois raciales, prélude à la traque des populations "juives", est mis en relief par le quotidien des familles jusqu'à la rafle du Vel' d'Hiv en 1942.

 

Les auteurs se concentrent sur les départements de l'Indre et du Cher, ancienne province du Berry, qui étaient partagés par la ligne de démarcation. Nombre de familles juives y trouvèrent refuge grace à l'intercession d'organisation juives et de résistance. Ils purent compter sur le soutien d'hommes et de femmes, généralement en milieu rural, qui concoururent au sauvetage de familles juives et, notamment des enfants. Ces Justes furent nombreux en Berry, aussi bien parmi la population civile que parmi les forces de gendarmerie qui pouvaient alerter de l'imminence des rafles.

 

Les souvenirs d'enfant se mêlent de jeux insouciants et de l'impression de danger qui ne pouvait manquer d'échapper aux enfants cachés. Enfants tiraillés entre l'absence des parents et l'affection des familles d'adoption. La libération s'accompagne de l'attente du retour de ces parents, souvent meurtris au sortir de la déportation voire absents en raison de la Shoah.

 

Ce documentaire donnera lieu à une diffusion sur France 3 Centre, le 29 janvier 2011.

 

(Le Musée de la résistance et de la déportation du Cher : link  )

 

La video disponible sur France 3 Centre :  link  )

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 16:07

L'association France-Israël de l'Indre - Les Amis d'Israël entre dans la blogosphère. Nous saluons l'arrivée de nos voisins berrichons sur over-blog. Coup de projecteur sur nos voisins castelroussins.

 

Le 13 octobre 1998, l'association Les Amis d'Israël déposait ses statuts en la Préfecture de l'Indre. Ses buts : faire connaître Israël, son histoire, sa culture et ses coutumes, ainsi que développer les échanges entre nos deux peuples. Ses actions furent vite remarquées :

 

- participation à l'exposition au salon du mariage pour faire connaître les coutumes juives d'union, exposition sur les dessins des enfants d'Yzieux (en partenariat avec le Centre de Documentation Juive Contemporaine) en parallèle d'une exposition sur Françoise Katz (castelroussine de 16 ans déportée avec ses parents en février 1944),

 

- des conférences : Israël Autrement, l'Agence Juive en France, Neve Shalom : Oasis de paix, Judaïsme et Franc-maçonnerie histoire d'une fraternité...

 

- Pétition de soutien en faveur des Juifs de Chiraz (Iran), Soutien aux 3 Israéliens enlevés au Liban en octobre 2000, Inauguration du portrait de Guilad Shalit à la mairie de Châteauroux, contre-manifestation lors de l'Opération Plomb Durci...

 

- échanges entre élèves du Shaar Haneguev College de Sderot et leurs homologues du Lycée Général Jean Giraudoux et du Lycée Technique Blaise Pascal de Châteauroux.

 

Ses actions traduisent un engagement pour Israël remarqué par l'Association France-Israël - Alliance Général Koenig qui l'autorise, en retour, par la voix du Président Gilles-William Goldnadel, au début du IIIème Millénaire, à associer à son intitulé d'origine celui de France-Israël. Autorisation confirmée par le tribunal de grande instance de Châteauroux, en 2006.

 

Le Berry, avec les associations de l'Indre et du Cher, montre une solidarité unique en Région Centre avec Israël. Elles inspirent en 2010 la création d'une structure France-Israël en Indre-et-Loire. Cette convergence de sensibilité entretient des relations soutenues de bons voisinages entre Bourges et Châteauroux, nous autorisant à parler de partenariat sincère et dynamique tout en émulation.

 

Nous souhaitons au Bas-Berry la bienvenue dans la blogosphère.

 

(Lien vers France-Israël de l'Indre - Les Amis d'Israël : link  )

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 18:48

conf_4112010.jpg

Le 4 novembre 2010, à la Maison des associations de la ville de Bourges, France-Israël du Cher accueillait Me Charles Meyer, vice-président de l'association nationale pour une conférence pleine d'actualité : Israël - Autorité palestienne : l'état des négociations, un différend aux implications internationales.

 

15 ans après l'assassinat d'Itzhak Rabin (voir notre article : Itzhak Rabin : cérémonie du souvenir  ), qu'en est-il des négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne ? C'est à cette question qu'est venu répondre Me Charles Meyer.

 

C'est un horizon incertain qui se dessine aujourd'hui loin de l'euphorie qui avait pu accompagner les balbutiements du processus d'Oslo auquel la seconde intifada de l'an 2000 a résolument mis un terme. La difficulté tient au caractère du différend plus idéologique que territorial. S'il ne s'agissait que de fixer des frontières séparant les deux entités, l'issue du conflit serait aisée. Mais le refus répété, de la bouche même du président palestinien, de reconnaître une souveraineté juive, c'est-à-dire non-musulmane au Proche-Orient pèse sur une issue juste et définitive.

 

Le caractère idéologique ressort non seulement des préalables réclamés par la partie palestinienne mais aussi de la question des réfugiés palestiniens devenue emblématique du différend arabo-israélien. Contrairement au droit commun international relatif aux réfugiés s'appliquant sur les cinq continent depuis la Seconde Guerre Mondiale, les populations arabes du mandat britannique sur la Palestine ayant acquis le statut de réfugiés sont soumises à un régime d'exception. Elles sont soumises à une institution onusienne unique en son genre, l'UNWRA qui les gère depuis 1948. Leur statut qui leur assure une indemnité périodique leur interdit de trouver un emploi ou de s'intégrer aux Etats sur les territoires desquels elles vivent, notamment au Liban, en Syrie et en Jordanie. Ce sont ainsi des citoyens de seconde zone qui servent de levier politique à l'Organisation de la Conférence Islamique, majorité de fait au sein de l'O.N.U., pour peser sur les négociations. Un levier d'autant plus important que, contrairement à tout autre conflit au monde, ce statut de réfugiés est héréditaire et se transmet ainsi de génération en génération. C'est ainsi que de 450.000, en 1948, selon l'UNWRA, on compte aujourd'hui 4 millions de réfugiés palestiniens. Ils sont maintenus dans des conditions de vie misérables pour répondre à des objectifs idéologiques.

 

Contrairement aux termes du processus d'Oslo, l'existence de principe de l'Etat d'Israël n'est pas reconnue. Ce n'est pas seulement le fait des organisations islamiques, comme le Hamas, mais de l'Autorité palestinienne elle-même. Les médias, les atlas et les livres scolaires palestiniens ne mentionnent pas l'Etat d'Israël. Au contraire une entreprise généralisée d'éducation à la haine contre Israël et les Juifs est à l'oeuvre. Comment, dans de telles conditions, espérer voir naître une ambition de paix au sein de l'Autorité palestinienne ? Une situation qui tranche avec l'état de l'opinion publique israélienne.

 

D'autres écueils tiennent aux positionnements de gouvernement étrangers et d'organisations terroristes qui pèsent sur la marge de manoeuvre du leadership palestinien. L'Iran, depuis plusieurs années, répète sa volonté d'accéder à l'armement nucléaire, parlant sans détour de faire subir un "holocauste nucléaire" à l'Etat d'Israël. Ce gouvernement soutient activement les terroristes du Hezbollah qui ont créé, au Liban sud, une zone de non-droit à partir de laquelle sont lancées régulièrement des attaques contres les populations civiles d'Israël. Le Hezbollah, non content de perturber le cours normal d'une démocratie viable au Liban, pèse sur les négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne en fragilisant la position des responsables palestiniens face à leur opinion publique. Au sein même des territoires palestiniens, l'Iran instrumentalise le Hamas et sa guerre inter-palestinienne avec le Fatah. Le Hamas bénéficie d'un autre soutien, celui des frères musulmans égyptiens qui ne tendent qu'à mettre fin aux accords de paix israélo-égyptiens.

 

Un tableau bien sombre, que les plus optimistes qualifieront d'incertain, se dessine aujourd'hui.

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