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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 19:13

L'été 2014 est marqué par un ciel incertain. Le constat ne vaut pas seulement pour la France mais aussi pour Israël.

Dès l'enlèvement et le meurtre de trois jeunes Israéliens de 16 et 19 ans, le 12 juin 2014, par des terroristes du Hamas, les groupes djihadistes de la Bande de Gaza ont lancé une offensive contre les civils d'Israël. Près de 800 roquettes et obus de mortiers ont été tirés contre les localités du sud et du centre d'Israël, depuis un mois. Les populations civiles juives et arabes israéliennes voient planer une sombre menace sur leurs têtes, ainsi que les lieux saints de Jérusalem, désormais à portée de l'armement des groupes islamistes. Ces armes, transitant le plus souvent par le désert égyptien du Sinaï et les tunnels de contre-bande de la Bande de Gaza, sont fournies et financées par la Syrie, l'Iran et le Qatar.

Le système anti-missile "Dôme de fer" (Kipat Barzel, en hébreu) a permis de détruire en vol près d'un projectile palestinien sur deux. Les autres, au mieux, ont explosé sur des terrains vagues ou entraîné, principalement, des dégâts matériels. En début de semaine, un civil israélien a été tué près de la Bande de Gaza. Depuis un mois, l'alerte rouge (Tseva adom), retentit plusieurs fois par jour en Israël. Les populations ont en moyenne 15 secondes pour rejoindre les abris, entre la détection de la menace et l'impact au sol. A côté des abris publics disséminés sur le territoire, les particuliers disposent de pièces confinées selon les recommandations de la Défense Passive.

Depuis 10 jours, les Forces de Défense d'Israël ont lancé une contre-offensive. Alors que le Hamas et les groupes djihadistes ciblent à l'aveuglette toute l'étendue du territoire d'Israël, Tsahal cible des activistes, leurs habitations ou leurs centres de réunion. Des lâchés de tracts, des appels téléphoniques, des SMS sont envoyés par l'armée israélienne aux populations civiles riveraines des cibles avant chaque attaque. Le Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza, depuis 2005, conformément à son idéologie à caractère apocalyptique et totalitaire, au nom de la glorification du martyre, impose aux civils d'ignorer ces appels. Le Hamas et les groupes djihadistes n'hésitent pas à installer des batteries de tirs au milieu de civils.

Depuis longtemps dénoncé par Israël, l'usage systématique de "boucliers humains" par le Hamas et les groupes djihadistes est désormais dénoncé par l'UNRWA (office onusien en charge des réfugiés palestiniens). Dans un communiqué, l'UNRWA dénonce la présence d'armes et de munitions dans l'une de ses écoles ( le communiqué de l'UNRWA en anglais , sa traduction en français sur le site coolisrael ). Installer des dispositifs militaires parmi des civils, d'où l'expression "bouclier humain", relève d'un crime de guerre pour le droit international.

Les 2 tentatives de cessez-le-feu, acceptées par Israël, ont été rejetées par le Hamas et les groupes djihadistes. Ceux-ci continuent leurs actions débutées le 12 juin 2014. Le cessez-le-feu de 5 heures du 17 juillet 2014, demandé par l'ONU, a connu trois tirs de roquettes contre Israël, l'infiltration d'un commando terroriste palestinien sur le territoire israélien aux fins de commettre un attentat et la mort d'un soldat d'Israël.

Pourtant, malgré les agressions contre les populations civiles israéliennes, le refus de solution pacifique par le Hamas et les groupes djihadistes palestiniens, l'Etat d'Israël continue de laisser entrer dans la Bande de Gaza les biens de consommation et les convois humanitaires. Israël soigne dans ses hôpitaux les populations civiles palestiniennes. Le 16 juillet, Israël a réparé une ligne électrique à haute tension sise en territoire israélien détruite, la veille, par une roquette palestinienne et desservant 70.000 foyers gazaouis. Une réparation faite sous escorte militaire par des électriciens obligés de porter casques et gilets par éclats pour travailler malgré les alertes aux roquettes qui ont émaillé leur intervention.

Sous ce ciel incertain, Israël livre la guerre au Hamas et aux groupes djihadistes, tandis que le Hamas et les groupes djihadistes font la guerre aux civils israéliens et palestiniens.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 22:37

421794_10150656737594520_618044519_9057174_460067357_n.jpgA l'heure où ces lignes sont mises en ligne, des roquettes tombent sur Israël. En fait, depuis l'automne 2000, elles n'ont jamais vraiment cessé de tomber. Depuis la soirée du vendredi 9 mars 2012 jusqu'à ce soir, 12 mars 2012, ce sont plus de 200 roquettes qui ont été tirées par les terroristes de la Bande de Gaza sur les villes et villages d'Israël. Ce qui correspond à une moyenne de 10 roquettes environ par heure.

 

Vendredi, en fin d'après-midi, Musa Ahmed Zuhair Kisi, haut responsable des Comités de Résistance Populaire, et Mahmud Ahmed Ahmud Hanani ont été la cible d'une attaque menée par le Shabak (l'Agence israélienne de Sécurité Intérieure) et l' Armée de l'Air. Kisi était responsable de l'attaque menée contre des civils, en août 2011, sur une route israélienne. Ses commandos s'étaient infiltrés en Israël par le Désert du Sinaï qui marque la frontière en Israël et l'Egypte. Depuis la chute du Président Hosni Moubarak, cette zone est tombée sous le contrôle de groupes armées, trafiquants et terroristes. C'est en représaille à cette exécution, que l'ensemble des mouvements terroristes a déclenché le bombardement du territoire israélien.

 

Les cibles sont les villes et villages d'Israël. Aucune cible militaire et stratégique. Au cours de ce week-end ont été dénombrés 13 civils israéliens blessés, soit directement touchés par les schrapnels que renferment les roquettes, soit surpris par l'effet de l'explosion. Certains sont très grièvement atteints. Ils passeront les trente prochaines années de cliniques en hôpitaux.

 

15 secondes ! C'est la durée qui sépare le déclenchement de "l'Alerte Rouge" de l'impact d'une roquette venue du ciel... de Gaza. Durant ce laps de temps, les civils doivent tenter de regagner les abris anti-aériens, dans les rues, ou dans la chambre aveugle de défense passive dans les logements des particuliers. Ce dimanche, qui était aussi le premier jour de la semaine en Israël, ce sont 20.000 enfants qui ont passé la journée dans les abris souterrains de leurs écoles du sud du pays. Les Régions d'Eshkol et de Shaar Hanegev sont, en effet, à la frontière de la Bande de Gaza.

 

Le gouvernement israélien et ses forces armées agissent pour mettre fin à l'agression délibérée de la population civile. Le système anti-missile "Dôme d'Acier" (Iron Dom), installé autour d'une poignée de villes seulement a intercepté, entre vendredi et ce lundi soir, 54 roquettes, soit moins du quart des projectiles effectivement tirés. En amont, TSAHAL débusque les batteries de tir. 18 cellules terroristes ont ainsi été neutralisées.

 

L'Agence France-Presse vous ment, ne serait-ce que par omission. Les morts et les blessés palestiniens, présentés comme les victimes innocentes de la prétendue barbarie congénitale israélienne (le poncif du peuple déïcide et buveur de sang est encore tenace), sont dans la quasi-totalité des hommes armés visant délibérément des civils à raison de leur origine et de leur religion. Dans un cas, au cours de ce week-end, ont été dénombrées des victimes civiles arabes quand, en violation du droit international, les terroristes ont installé leur batterie de tir au milieu d'une école. Les terroristes font de leur boucliers humains, leurs victimes, des martyrs. La barbarie se nourrit de lâcheté et elle n'est pas dans le camp d'Israël.

 

L'Agence France-Presse vous ment également de propos délibéré en reprenant, sans vérification préalable, pourtant intégrée à la déontologie de la presse, des posts sur des réseaux sociaux. Il a ainsi été évoqué le cas de femmes prises pour cible dans un cimetière de Gaza. L'AFP est surprise en délit d'usage de faux. Qu'importe le démenti officiel, l'intoxication se répand sur internet et passe pour de l'information.

 

L'internet qui se veut une fenêtre sur le monde est aussi le lieu de toutes les manipulations. La photo d'une enfant ensanglantée circule actuellement. Après vérification il s'avère que le cliché remonte à 2006. Non seulement TSAHAL n'était pas responsable de cette victime, en 2006, mais celle-ci ne saurait être une victime de l'action menée par Israël pour protéger la vie des femmes et des enfants d'Israël, en mars 2012 !

 

Semer la terreur parmi une population civile, manipuler l'opinion publique mondiale, afin de détourner des victimes, qui sont  israéliennes, la compassion (parce que juives et parce qu'isaéliennes), tordre les faits pour qu'ils s'intègrent au dévoiement général de la question du Proche-Orient, voilà qui doit provoquer l'indignation.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:28

904.jpgL'eau est une condition nécessaire à la vie. Alors que plus des trois quarts de la planète sont recouverts par les océans, l'eau vient souvent à manquer. Les zones tempérées voient souvent leur ressource diminuer en raison de l'effet cumulé de la pollution, de la surconsommation et des changements climatiques. D'autres zones du globe connaissent la rareté voire la disparition de leur ressource, auxquelles s'ajoute la salinisation des terres. On en vient à parler de stress hydrique. Israël connaît cette situation tenant à l'absence de ressource d'eau autonome. L'absence de nappe phréatique est compensée par l'apport des eaux venues du Liban et de la Syrie qui, via le plateau du Golan, alimentent le Lac de Tibériade. De là provient le fleuve Jourdain dont les eaux sont l'unique ressource d'eau douce en partage d'Israël, de l'Autorité palestinienne et du royaume de Jordanie. Cette interdépendance vitale impose des coopérations qui, loin de faire de l'eau un facteur de guerre, en font un facteur de paix.

 

Jordaniens, arabes palestiniens et israéliens ont un intérêt commun : l'accès à l'eau douce. Celui-ci dépend de la seule volonté d'Etats (Liban et Syrie) qui n'ont pas conclu d'accord de paix avec Israël et qui ne le reconnaissent pas. Le projet d'un barrage en amont du Golan, par la Syrie, dans un passé récent, a fait planer sur les trois entités qui en dépendent un risque de disparition de l'eau. Cependant cette ressource est insuffisante pour assurer les besoins vitaux des populations. Le dessalement de l'eau de mer, développé par Israël, reste insuffisant et représente un coût élevé. C'est pourquoi Israël importe de l'eau. Ainsi la Turquie fournit de l'eau potable qui est distribuée aussi bien à Israël qu'à l'Autorité Palestinienne.

 

Contrairement à une idée reçue, dans ce contexte, la répartition de l'eau ne relève pas du pouvoir discrétionnaire de l'Etat d'Israël. Celle-ci relève d'un traité international intermédiaire, conclu en 1995 dans le cadre du processus d'Oslo, entre Israël et l'OLP, d'une part, et les Etats-Unis, la Russie, l'Egypte, la Jordanie et l'Union Européenne, d'autre part. Ce traité prévoyait, pour la période de 1995 à 1999, les conditions de vente et d'acheminement par Israël de l'eau douce aux territoires de l'AP. Dans la pratique, Israël a honoré ses engagements et vendu directement des quantités d'eau plus importantes et à des prix moindres que ceux convenus par le traité.

 

A l'issue de la période intérimaire, le traité a prévu un calcul pour évaluer les quantités d'eau futures (au-delà de l'année 1999) correspondant aux besoins des arabes palestiniens. Celle-ci est actuellement évaluée à environ 250 millions de mètres cubes par an. A titre de comparaison, la consommation effective d'eau douce dans les territoires de l'AP (Bande de Gaza et Judée-Samarie) est actuellement de 190 millions de mètres cubes par an.

 

Il est observé, sur le terrain, que les Palestiniens n'honorent pas leur engagement de rechercher des ressources d'eau alternatives. Ils n'utilisent pas les eaux de recyclage à destination agricole pas plus que le dessalement. Au contraire, des dizaines de forages sauvages ont été constatés, mettant en danger la pérennité des sources d'eau partagées.

 

Toutefois ni les manquements au traité ni la situation sécuritaire n'ont mis fin aux coopérations entre les deux entités. Celles-ci se vérifient au quotidien. Israël a entamé des sessions de formation en gestion de recyclage des eaux usées et de désalinisation. Israël dispose en effet de l'expérience et de l'expertise sur ces questions. Le Fonds National Juif (KKL),  en charge de la gestion des terres, contribue et développe des projets et des systèmes visant à l'optimisation des ressources en eau. La mise en culture de la terre aride du sud d'Israël nécessitait des moyens innovants qui ont été financés par les campagnes de dons du KKL. Ces moyens ont été pensés et mis en pratique à partir des universités et des centres de recherche israéliens, notamment le Technion de Haïfa. Depuis de nombreuses décennies, le KKL et l'Etat d'Israël diffusent leur savoir-faire à travers le monde, en particulier sur le continent africain. Aujourd'hui ils peuvent le communiquer à leur plus proche voisin.

 

A l'instar de la paix, l'eau se cultive, se préserve et s'entretient. Ressource rare et en partage, elle impose une coopération qui suscite les rencontres et le dialogue. Au Proche-Orient, l'eau apparaît non pas comme un facteur de guerre mais, bel et bien comme le nerf de la paix.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 13:17

Le 18 décembre 2011, Israël libèrera des prisonniers arabes palestiniens, dans le cadre de la 2ème vague de libération prévue en échange de Guilad Shalit. Parmi eux, Salah Hamouri détenu pour une tentative d'assassinat contre le rabbin Ovadia Yossef.

 

La cour  suprême d'Israël vient de rejeter le recours des familles des victimes d'attentats contre la libération de prisonniers arabes palestiniens détenus en Israël. Selon une jurisprudence constante, les hauts magistrats ne se sont pas immiscés dans un dossier relevant de la "raison d'Etat". Cet échange de prisonniers s'inscrit en effet dans le cadre d'une négociation entre Israël et le mouvement terroriste Hamas. Il est la contrepartie de la libération de l'otage franco-israélien, Guilad Shalit.

 

Cet élargissement visera, notamment, un autre français : Salah Hamouri. Celui-ci, proche du FPLP, est detenu pour une tentative d'assassinat en réunion contre le rabbin Ovadia Yossef. Sa libération a été rendue possible par le pardon que lui a accordé l'ancien Grand Rabbin Séfarade d'Israël.

 

Christophe Bigot, Ambassadeur de France en Israël, dans une interview accordée à guysen.com, souligne l'intervention des autorités françaises auprès d'Ovadia Yossef pour faciliter la libération de Salah Hamouri. Il rappelle que la France intervient auprès de ses concitoyens où qu'ils se trouvent dans le monde et quels que soient les faits dont ils se sont rendus coupables. Le cas de Salah Hamouri relève de l'application des peines, Christophe Bigot soulignant que 95% de la peine a été effectuée.

 

Il insiste cependant pour dire que les situations de Salah Hamouri et de Guilad Shalit ne sont pas comparables. Leur seul point commun étant leur nationalité française.

 

source : http://www.guysen.com

 

Voir l'interview de Christophe Bigot : http://www.guysen.com/articles.php?id=16942

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 18:36
guilad3.jpgAprès 5 ans, 3 mois et 19 jours de captivité, l'otage franco-israélien Guilad Shalit est de retour parmi les siens. Une semaine après le dévoilement des négociations entre officiels israéliens et des représentants du Hamas, en Egypte, ce sont moins de 2.000 jours d'angoisse qui s'achèvent. L'association France-Israël du Cher se félicite de sa libération et remercie toutes celles et tous ceux qui, durant ces années, ont exprimé leur soutien à notre compatriote comme à sa famille.
 
Âgé de 19 ans, le 25 juin 2006, Guilad Shalit effectuait son service militaire. Caporal d'une unité blindé, il stationnait le long de la frontière entre la Bande de Gaza et l'Etat d'Israël, lorsque sa position fut attaquée par un commando des Brigades Ezzedine-El-Kassem (Hamas), infiltré sur le territoire israélien. A l'issue d'un assaut violent, Guilad était enlevé par les assaillants qui l'emmenèrent vers une destination inconnue.
 
Moins d'un an après le retrait unilatéral d'Israël, en l'absence de situation de guerre, le secrétaire général de l'O.N.U. a retenu la qualification d'enlèvement concernant le sort de Guilad Shalit. Les conditions de son enlèvement violait en effet les différentes conventions de Genève. De fait, durant ces 5 années, ni la Croix-Rouge Internationale ni aucune organisation humanitaire n'a pu s'assurer de ses conditions de détention. Aucun contact n'a pu être établi entre l'otage et sa famille. Seules 3 preuves de vie ont été transmises au gouvernement israélien pendant cette période.
 
Emus par la situation de notre compatriote, des initiatives ont été prises en France pour soutenir les parents de Guilad Shalit qui réclamaient la libération de leur fils. Contrairement au mouvement spontané qui avait accompagné le mouvement de solidarité pour la franco-colombienne Ingrid Bettancourt, force fut de constater le poids de l'endoctrinement des foules et les effets des informations tronquées, partielles et partiales qui rendaient sourds les âmes pourtant réputées humanistes, voire humanitaires aux souffrances de Guilad.
 
Il appartient à nos homologues du département de l'Indre d'avoir obtenu l'affichage du portrait de Guilad Shalit à la Mairie de Châteauroux, celle-ci devenant la première institution française à soutenir notre compatriote. D'autres suivirent parmi les arrondissements parisiens et à travers le pays. En l'absence d'un même soutien à Bourges, l'association France-Israël du Cher afficha le portrait de Guilad Shalit près du Monument de la déportation.
 
En Israël, Noam et Aviva Shalit obtinrent un large soutien. Restait cependant à convaincre les autorités. La famille Shalit ira jusqu'à camper en face de la résidence du Premier Ministre d'Israël pour alerter l'opinion et heurter la conscience du personnel politique. Ils furent également reçus, en France, au Palais de l'Elysée. En cette année 2011, Noam Shalit revint à Paris pour rappeler les autorités à leurs promesses d'intervention en se constituant partie civile pour enlèvement et séquestration.
 
L'ombre de Ron Arad, pilote enlevé au Liban-Sud par les milices chiites Amal, au milieu des années 80, à ce jour disparu, flottait sur Guilad Shalit. Rien n'est pire pour un otage que l'oubli. Noam Shalit affirmait qu'il était près à tout donner pour le retour de son fils. Or le prix à payer s'avérait exorbitant pour le gouvernement d'Israël. De plus, le Hamas de Gaza était prêt à monnayer cher son otage. Ajoutant le cynisme à l'illégalité, les médias proches du mouvement terroriste islamiste utilisèrent l'image de Guilad dans des fictions télévisuelles.
 
Cependant des négociations ont abouti entre les émissaires du gouvernement d'Israël et des émissaires du Hamas. Du contenu des négociations, nous ne connaissons seulement le nombre de prisonniers qu'Israël s'est engagé à libérer. 1.027 terroristes ayant du sang sur les mains. Ceux-là ont bénéficié du soutien de leurs familles, d'avocats, d'organisations internationales et des associations israéliennes des droits de l'homme. Un contraste saisissant avec le sort de Guilad Shalit. Des recours menés par les associations des victimes du terrorisme devant la cour suprême de Jérusalem ont, jusqu'à la veille de l'échange, retenu le monde en haleine. La raison d'Etat a été heureusement retenue pour permettre le retour de Guilad. Un retour nécessaire qui laisse toutefois un goût amer aux familles endeuillées.
 
Guilad Shalit est de retour à la maison. Un autre contraste apparaît face à l'image des centaines de terroristes libérés, manifestement guère éprouvés, et l'ombre hagarde, frêle et émaciée de Guilad Shalit. Flottant dans ses vêtements, comme dans son uniforme, lors de son arrivée sur la base de Tel Nof, l'ombre de Guilad évoque le retour des déportés.
 
L'heure est au retrouvaille entre Guilad et ses proches. 5 années volées à rattraper. Un accord signé par la plupart des organismes de presse israélien devrait garantir, dans les jours à venir, à la famille Shalit l'intimité nécessaire pour renouer les fils brisés par l'enlèvement de ce jour de juin 2006.
 
Guilad a déclaré qu'il espérait que cette négociation aiderait à pacifier la région. Un espoir que l'on souhaiterait partager si ce n'était les rodomontades arabes palestiniennes qui accompagnent le retour des terroristes à Gaza et en Judée-Samarie.
 
 
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 17:18

L'Autorité palestinienne (AP), à travers Mahmoud Abbas alias Abou Mazen, continue son tour du monde des chancelleries occidentales. Outre les soutiens politiques et financiers particuliers, s'ajoutant aux milliards d'euros dont bénéficie déjà annuellement l'AP, qu'il vient solliciter, Mahmoud Abbas teste d'éventuels partenaires pour appuyer à l'ONU sa demande de création unilatérale d'un Etat palestinien.

 

Alors que depuis 63 ans, sur le papier, 44 ans dans les faits, la diplomatie internationale tente de dénouer le conflit du Proche-Orient en obtenant la paix et la fixation de frontières sûres entre Israël et les Palestiniens, une idée pas franchement neuve est en train, peu à peu, de séduire les chancelleries et, plus encore, l'opinion publique. Bien qu'Israël ait cédé, fin 2009, sur l'un des préalables aux pourparlers demandé par l'AP (le gel des constructions dans les implantations), Mahmoud Abbas avait fait volte-face en suggérant, au cours de l'été 2010, que la communauté internationale reconnaisse un Etat palestinien. La création unilatérale d'un Etat palestinien est une fausse bonne idée. En dépit du fait qu'elle ne règle aucune des questions fondamentales qui demeurent en attente d'une solution politique et pacifique, elle annonce les guerres à venir.

 

 

Au demeurant, si l'idée d'un nouvel Etat émergeant avec son drapeau, son hymne, sa langue officielle et sa constitution ne pose pas de problèmes insurmontables, il n'en va pas de même pour l'ensemble des autres questions. A commencer par celui, interne à la future nation palestinienne, de la légitimité. Le Hamas et le Fatah se disputent la légitimité sur la nation. Un différend donnant lieu à de vraies scènes de guerre ponctuées d'exécutions sommaires et de la défenestration d'imams du haut des minarets. Ce qui pose la question du caractère sous-jacent de l'Etat à venir : démocratie, gouvernement autoritaire ou théocratie. Concrètement la communauté internationale reconnaîtrait la seule Autorité palestinienne, perceptible en Judée-Samarie mais purement virtuelle dans la Bande de Gaza. Rappelons que le Hamas est une organisation terroriste reconnue comme telle par les différentes instances internationales. De ce fait la reconnaissance porterait sur une fiction ou entérinerait le démembrement territorial de l'AP.

 

Dans les rapports bilatéraux arabo-israéliens, une déclaration unilatérale ne règlerait pas la question des frontières. La ligne verte, comme l'expriment les différentes déclarations et résolutions onusiennes, est une ligne de cessez-le-feu et non une ligne de frontière. Elle est verte précisément en raison de l'action de mise en culture et de plantation de forêts par le KKL israélien et non par référence au vert coranique. Les accords d'Oslo et de Washington avaient dessiné 3 zones de contrôle : A (palestinienne), B (mixte) et C (sous contrôle des forces israéliennes). Une déclaration unilatérale les rendrait caduque sur le papier et non pas sur le terrain. Car une déclaration unilatérale n'engage que l'entité qui la formule, par définition. En outre, Jérusalem, au moins son secteur oriental, deviendrait capitale de l'Etat unilatéralement déclaré. La France qui envisagerait, par la voix de Nicolas Sarkozy, de reconnaître de fait cet Etat unilatéralement déclaré est-elle en mesure de parachuter des chars Leclerc dans les montagnes de Judée ? Car, est-il besoin de le rappeler, pour appliquer cette déclaration univoque une lutte armée s'imposerait par nécessité. Or une guerre a une issue incertaine et, en raison du droit de suite, risquerait fort de réduire davantage le territoire revendiqué par l'AP. N'ironisons pas en ajoutant que l'AP trouverait un lot de consolation au Royaume de Jordanie, établi de toutes pièces par les britanniques, dans les années 1920, sur 80% de la Palestine "historique".

 

Enfin, pour en terminer avec la question territoriale, la Bande de Gaza fait partie du lot échû à l'AP. Une déclaration unilatérale mettrait un terme à la solution d'un corridor proposée par Israël, ainsi qu'à tout transit via son territoire entre les deux parties de l'Etat unilatéral. Le détour par mer, via le Golfe d'Aden et l'isthme de Suez, seule solution restante, dans cette hypothèse, rallongera sérieusement les délais de routes des fonctionnaires et élus palestiniens.

 

La question des populations en deviendra insurmontable. Côté israélien, la question des réfugiés palestiniens sera tout aussi unilatéralement éteinte. Côté palestinien se posera la question des minorités. Outre la communauté chrétienne, largement brimée et malmenée, à Gaza aussi bien qu'en Judée-Samarie, l'AP comptera de fait non seulement des populations hébraïques (juifs et samaritains) mais aussi israéliennes. En juillet 2010, plusieurs officiels palestiniens ont déclaré qu'ils n'entendaient pas voir sur leur territoire de Juifs ou d'Israéliens (chrétiens, juifs, druzes ou musulmans). Ainsi se trouvent posées les bases d'un Etat envisagé comme raciste pour ne pas dire d'apartheid. Au lendemain d'une déclaration unilatérale de souveraineté, appuyée par la communauté internationale, il faudrait s'attendre, au mieux, à des déportations massives de populations (interdites par le droit international), au pire, comme durant la guerre d'Indépendance de 1948, à des tueries de civils juifs et israéliens. Une affirmation loin d'être exagérée, au regard du meurtre d'un Juif devant le Tombeau de Joseph par un policier palestinien, le 24 avril 2011. Comment croire, cependant, que l'Etat d'Israël demeurerait passif et spectateur ?

 

L'oreille attentive prêtée par certaines chancelleries à la proposition de Mahmoud Abbas, au regard de ce qui précède, ne peut manquer d'étonner. D'autant plus de la part d'Etats occidentaux avancés qui, encore aujourd'hui, prétendent offrir leurs bons offices, afin d'obtenir un règlement politique du conflit arabo-israélien. Mais à l'heure de l'immobilisme des institutions face aux boycotts commerciaux, culturels et universitaires qui se font jour, libérant, en parallèle d'une campagne anti-israélienne, une parole antisémite, faut-il s'étonner d'un positionnement absurde ? Jacques Chirac, en son temps, avait assuré à Yasser Arafat que celui-ci obtiendrait davantage de concessions par la violence que par des négociations. Il semble que les éléments nécessaires à ce projet se mettent en place. S'il s'agit d'une volonté pacifique, assurément, la déclaration unilatérale d'un Etat palestinien est une fausse bonne idée.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 16:57

208032_196074357096506_123657684338174_438948_8361374_s.jpgDans la nuit du 11 au 12 mars 2011, à Itamar, 5 membres d'une même famille dont un bébé de 3 mois ont été égorgés à leur domicile. Cette information qui coïncidait avec la catastrophe de Fukushima, au Japon, était passée inaperçue en Europe. Elle avait provoquée une vague de stupeur et d'indignation en Israël, à la veille de la fête de Pourim, tandis que, du côté palestinien, notamment à Gaza, les habitants fêtaient l'évènement en distribuant des confiseries. Un mois plus tard, deux suspects et cinq de leurs complices présumés ont été arrêtés.

 

Alors que de nombreux blogs pro-palestiniens, dès le week-end des 12 et 13 mars 2011, mettaient en cause, sans fondement, l'orientation de l'enquête israélienne sur une piste palestinienne, les services de l'armée et du renseignement intérieur viennent d'annoncer l'arrestation de deux suspects et de cinq de leurs complices, tous palestiniens. Ils ont en commun d'être membres d'une même famille et d'être affiliés au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) de feu Georges Habache.

 

L'enquête s'est concentrée autour du village d'Awarta, à deux kilomètres d'Itamar. Une centaine de personnes a été soumise à des prélèvements d'ADN. Ces échantillons et des témoignages ont conduit l'armée à appréhender sept personnes d'une même famille à Awarta et à Naplouse.

 

Hakim Awad, lycéen de 17 ans, et Amjad Awad, son cousin de 19 ans, ont reconnu être les tueurs. Ils sont de la famille de Djibril Awad, un activiste du FPLP, tué lors d'un échange de tirs avec Tsahal, il y a six ans. Selon leurs allégations, ils se sont rendus à Itamar dans le but de dérober une arme. La maison de la famille franco-israélienne Fogel était parmi les premières sur leur route. Ils ont pénétré à l'intérieur, par une fenêtre, et ont égorgé deux des jeunes garçons de la famille puis les parents. Ils se sont emparés du M-16 et de munitions d'Ehud Fogel, retrouvés par les enquêteurs. Selon leurs déclarations, alors qu'ils s'apprêtaient à sortir, ils ont observé des mouvements près de la maison et le bébé se serait mis à pleurer. Ce serait par crainte d'être repérés, d'après leurs déclarations, qu'ils seraient retournés dans la chambre des parents pour égorger le nourrisson. Ils ignoraient que deux autres enfants, les ayant entendus, s'étaient cachés dans la maison.

 

L'opinion publique, particulièrement remontée par l'atrocité de la tuerie, réclame que les suspects et leurs complices soient attraits devant des tribunaux militaires. Au lendemain de la découverte du massacre, des tensions avaient fait craindre des violences, obligeant Tsahal à se déployer pour s'interposer entre les membres du collectif des implantations et des agglomérations palestininennes de Judée-Samarie. Les services d'enquête, de leur côté, affirment que l'assassinat n'a aucun caractère politique. L'affaire relèvera donc du droit commun et des juridictions pénales ordinaires.

 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 12:32

 

S'il est un fait de plus en plus évident c'est bien celui du parti-pris flagrant des médias internationaux ainsi que des décideurs internationaux quant aux pays arabes, au Moyen-Orient, à Israël et à la situation de Gaza.

Dois-je avoir besoin de rappeler ici aux médias comme aux instances européennes et internationales les dizaines de tués au Yémen, les centaines de victimes en Syrie, un nombre approximativement identique en Jordanie, les centaines de morts et milliers de blessés en Lybie,  les plus de 400 morts en Côte d'Ivoire, les dizaines de morts et centaines de blessés à Bahrein ainsi que les centaines de morts et milliers de blessés en Egypte..?

Quelles réactions - actions de quels états, gouvernements, organisations diverses quant à ces pays déchirés et aux populations en quête d'autres choses hormi des applaudissements pour mieux montrer son approbation aux diverses révoltes du jasmin ? Quelle aide apportée concrètement à ces populations pourtant si applaudies en Occident ?

Si l'on se penche du côté de l'Organisme avec un grand O en charge des droits de l'homme; j'ai nommé: la Commission des droits de l'homme de l'ONU, on découvrira que lors de sa 16e session du 24 et 25 mars dernier pas un mot de la Syrie, de la Lybie, de l'Iran il y a un projet de créer une sous-commission...mais pas une condamnation, et, l'on va y proposer 6 projets de résolutions condamnant Israël..!

Entre autre, on na va surtout pas omettre de proposer de transférer le dossier " situation dans les territoires occupés" à la Cour internationale de justice...

C'est que la situation dans les territoires "occupés", à Gaza, c'est bien connu par tous, est d'un inhumain impensable, bien au-delà de ce que les populations iraniennes, syriennes...peuvent vivre au journalier ! Bien au-delà des massacres de familles israéliennes, d'attentat contre des civils, de dizaines de roquettes, missiles et obus envoyés sur les maisons de civils israéliens !.. D'ailleurs il suffit de s'intéresser de près au Centre palestinien de Recherche politique de Ramallah et à son dernier sondage effectué entre le 17 et le 19 mars 2011 auprès d'un échantillon de 1270 adultes provenant de 127 localités palestinienns et s'octroyant une marge d'erreur de 3% pour s'en faire une idée..:

Concernant le désir d'imitation dans leur révolte de leurs frères arabes il s'avèrerait que 36% des habitants de l'Autorité Palestinienne souhaitent un changement de régime alors qu'à Gaza, cette cité qui n'a pas de pire ennemi qu'Israël...le chiffre monterait à 67%...Et quoi, le Hamas n'aide-t-il pas les populations, ne fait-il pas suivre les millions de dollars reçus par les gouvernements occidentaux aux populations ?? Il s'avèrerait de-même d'après ce sondage que seulement 23% de la population gazaouite estime le gouvernement d'Ismaïl Haniyeh ( Hamas) de "légitime"...

Ce sondage qui je le répète n'a rien à voir avec Israël, les juifs ou des intérêts étrangers aux palestiniens nous apprend que pour 28% des Palestiniens la préoccupation prioritaire est la spirale de la pauvreté et du chômage...Comment se fait-il que l'on parle encore de pauvreté avec les fonds occidentaux énormes versés aux palestiniens ? A moins que ces sommes partent ailleurs..? Mais il ne faut pas s'en faire car le monde n'en parle pas, n'en parlera pas, il n'y aura aucune déclaration d'hommes d'états, aucun entrefilet dans les organes de presse...

Mais là où ce sondage devient intéressant, c'est lorsqu'il soulève le problème de "l'occupation israélienne", du blocus israélien, et là que découvrons-nous ?

Il s'avèrerait que seulement 22% des palestiniens seraient interpellés par les problèmes de "l'occupation" et des localités juives de Judée-Samarie...Mais le monde ne cesse-t-il pas d'en appeler Israël à cesser toute construction dans les "territoires" car ce sont bien ces constructions qui empêchent toute avancée vers la paix avec les palestiniens (Abbas) ? Il faudrait peut-être faire connaitre ce chiffre à M. Abbas pour qu'il comprenne enfin que 78% des palestiniens n'y voient pas un écueil vers la paix...

Mais il y a mieux : ce sondage laisse également savoir que 8% des palestiniens pensent que le blocus de Gaza constitue le problème majeur !!! A savoir: 92% des palestiniens considèrent qu'ils ont des préoccupations bien supérieures au blocus de Gaza...

Si je comprends bien les chiffres, il s'avère que pour les populations européennes ( étude effectuée par le Centre d'Etudes Al-Jazeera, par le Middle East Monitor et l'European Muslim Research Centre et publiée le 13 mars dernier) le blocus sur Gaza est jugé illégal par 53% des personnes interrogées ( je rappelle ici qu'en tout et pour tout 8% des palestiniens qui connaissent cette situation de près pensent que ceci est leur problème majeur...), il s'avère de-même que 45% des européens interrogés considèrent que le Hamas devrait faire partie du processus de paix alors que seulement 23% des palestiniens interrogés considèrent ce gouvernement du Hamas comme légitime, et de plus il s'avère que s'il y avait des élections palestiniennes aujourd'hui, Abbas obtiendrait 56% des voix alors que Haniyeh (Hamas) n'en aurait que 35%...

D'ailleurs n'y a-t-il pas en préparation une nouvelle flottille internationale "un bâteau pour Gaza" prévue pour juin 2011 avec 15 navires regroupant pas moins de 1000 personnes de 27 nationalités différentes pour "briser le blocus", pour agir comme le déclare Warren Allmand (un des parrains de la flottille) : "quand les gens sont en détresse, on a l'obligation de répondre" ..?

Au vu des ces divers sondages et de ces études (qui je le rappelle ne viennent ni d'Israël, ni de milieux juifs) je ne saurais que recommander aux européens, à l'International, à l'ONU de s'intéresser de près à la réalité d'une situation et de s'occuper des vraies problématiques plutôt que de salir l'image d'Israël à tout va et d'ainsi ne pas voir les problèmes profonds et humains des populations palestiniennes qui en auraient sans l'ombre d'un doute bien besoin, mais ans aucun rapport avec la politique israélienne...

Marc Lev (auteur de "après-demain ?"- Edilivre - "chronique de la planification d'un attentat de masse sur le territoire français...")

Sources: le devoir.com - saphirnews.com, israel-infos.net, Centre Palestinien de Recherche Politique de Ramallah.  

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 23:32

Longtemps attendus, des pourparlers reprennent entre l'Etat d'Israël et l'Autorité Palestinienne, en ce mois de septembre 2010. Bien qu'un dialogue existe entre les deux parties sur des questions de police notamment, la "grande" question qui occupe les médias internationaux, à savoir un réglement du conflit territorial et politique qui les oppose, semble plus difficile à atteindre. Les Etats-Unis d'Amérique et les voisins officiellement en paix avec Israël, l'Egypte et la Jordanie, proposent leur intercession. Deux questions de principe sont posées pour entrer dans le vif du débat.

 

Côté israélien, la question fondamentale de la reconnaissance par la partie palestinienne du caractère juif de l'Etat d'Israël. Une question de bon sens admise par l'ONU, en 1947, à l'occasion du plan de partage du mandat britannique de la Palestine. La carte présentée alors fixait deux territoires, l'un arabe et l'autre juif, reconnaissant l'existence d'un peuple juif (entité politique à vocation nationale). Cette question du caractère juif de l'Etat d'Israël est précisément le fondement du refus par le mouvement arabe de l'époque, relayé après 1967, par les organisations arabes de Palestine. Malgré Oslo et les accords de Washington de septembre 1993, posant le principe de la reconnaissance mutuelle, force est de constater que la partie palestinienne n'a fait qu'admettre qu'il existât un Etat qui s'appelait Israël, sans pour autant renoncer à son ambition de l'abolir. Une distorsion au regard de la position israélienne qui alla jusqu'à créer de toute pièce l'Autorité Palestinienne et à armer, en 1995, la police d'Arafat. Côté palestinien, la stratégie de la conquête par étape n'est manifestement pas caduque et s'est accompagnée, depuis 1993, d'une vague d'attentats terroristes sans précédent. Or le Fatah qui gouverne l'AP se retrouve enfermée entre les mouvements islamistes, maîtres de Gaza, et une opinion publique éduquée depuis le primaire, à la haine du Juif. Cette reconnaissance obligerait la partie palestinienne à rencontrer l'Histoire et à s'inscrire dans une démarche sincère de négociation pour achever le conflit, faire émerger un Etat véritable et créer des relations de bon voisinage avec ses riverains. La vieille garde d'Arafat, toujours en place, qui a fomenté la seconde intifada, en octobre 2000, aura-t-elle ce courage politique ? Le doute est permis et les sondages parmi la population israélienne le corroborent.

 

Côté palestinien, la question du gel des implantations n'étonne plus. Elle s'inscrit dans la mythologie de propagande qui a contaminé depuis longtemps la planète. Elle est en porte à faux du moratoire fixé par l'Etat d'Israël depuis dix mois (devant s'achever le 26 septembre prochain). Il est fait de Jérusalem l'exemplarité de la "colonisation". Or, depuis 1967, Jérusalem est réunifiée et l'ensemble de la ville est désormais sous souveraineté israélienne. Et ce en conformité avec les lois internationales relatives à la guerre et au droit corollaire de conquête. De plus, la ligne de cessez-le-feu intervenait entre la Jordanie et Israël, les obligeant mutuellement, et non une entité palestinienne qui restait et demeure à naître. Poser ainsi indirectement la question de Jérusalem et des implantations de Judée-Samarie revient à fixer des frontières avant même de démarrer une négociation et à la priver de facto de tout objet. Se pose dès lors la question du révisionnisme historique en terme de relations internationales. Comme sous la législature de Rabin, de Barak, de Sharon, d'Olmert et, aujourd'hui de Netanyahou, Israël a fait savoir qu'il était près à des concessions territoriales. Le comportement de l'Autorité Palestinienne trahit un enfermement idéologique et conceptuel à mille lieues d'une ouverture à la négociation. Sa position pourrait se résumer ainsi : "Négocions mais il n'y a rien à négocier."

 

Difficile de dire ce qui ressortira de l'actuel ballet diplomatique qui s'entame. Tiendra-t-il sa promesse de rencontres périodiques, une fois tous les 15 jours ? Pour l'heure, le "peptimisme" est de rigueur.

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