Blog de l'association France-Israël du Cher.
Quelle place pour les non-musulmans dans un futur Etat palestinien ? La question mérite qu'on s'y attarde à l'heure où l'Autorité palestinienne tente de court-circuiter les pourparlers directs avec Israël en demandant à l'ONU de voter la création unilatérale d'un Etat de Palestine. Parmi les questions non-réglées dans un tel contexte, outre la fixation des frontières et les rapports politiques et économiques entre les deux entités, celle des populations non-musulmanes serait pourtant cruciale, car elle déterminerait le caractère de cet Etat à naître.
La question n'est pas superfétatoire. Le territoire de l'Autorité palestinienne compte des musulmans mais aussi des juifs, des samaritains et des chrétiens. Ces trois dernières communautés se trouveraient de facto minoritaires alors que la présence de certains des membres de ces différents groupes remonte à l'Antiquité. Or dans 90% des Etats musulmans les minorités sont invisibles et soumises à des régimes légaux discriminatoires. On les appels "dhimmis", étymologiquement "protégés" mais sémantiquement et pratiquement des populations "soumises" par le pouvoir coercitif de l'Etat où elles vivent.
La déclaration du chef de l'Autorité palestinienne, Abu Mazen - Mahmoud Abbas, en cette année 2010 selon laquelle il ne permettrait à aucun juif ni à aucun israélien, quelle que soit sa religion de vivre en Palestine, conduit à cette seule conclusion que le futur Etat palestinien sera un Etat d'apartheid, véritable celui-là, à l'image de l'ancienne Afrique du Sud.
Une question sur laquelle les organisations humanitaires, syndicales, religieuses et les partis politiques des Etats occidentaux démocratiques soutenant les mouvements de solidarité avec l'OLP sont muets.
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