Blog de l'association France-Israël du Cher.
L'incendie qui ravage le Nord d'Israël depuis le jeudi 2 décembre 2010 ne faiblit pas. L'aide internationale s'organise. Ce sinistre révèle aussi un activisme politique de la part des pyromanes. Le fait divers rejoint les préoccupations politiques régionales.
Depuis plus de 36 heures, l'incendie n'en finit pas de consumer le Mont Carmel et les alentours. Près de 5.000 hectares ont brûlés. 40 personnes y ont perdu la vie, des centaines de personnes se retrouvent sans logis et plusieurs localités ont été évacuées. La réserve naturelle de Hai Bar, qui avait vu son feu maîtrisé vendredi soir, est à nouveau menacée par des reprises d'incendie. La région de Nazareth est désormais également menacée.
L'aide internationale s'organise. La France se joint à la Grèce, à la Turquie, la Russie et la Croatie. Une aide américaine est attendue pour le lundi 6 décembre. Le chef de l'Autorité palestinienne propose son aide. Des pompiers palestiniens joignent leurs efforts à leurs homologues israéliens pour protéger la zone entre les deux entités, au Nord de Jénine. Seul le risque de contamination du foyer à l'Autorité palestinienne explique cette expression subite de "solidarité". Le boycott a-t-il pour limite l'abnégation, même pour les promoteurs du martyre institutionnalisé ?
On peut en effet se poser la question tant ce soutien médiatisé de ce samedi contraste avec les scènes de liesse dans les rues palestiniennes, ainsi que dans les villages arabes d'Israël. Tard dans la nuit de jeudi à vendredi, jusqu'à deux heures du matin, on distribuait bonbons et gateaux pour fêter ce sinistre. Les hauts-parleurs diffusaient de la musique et résonnaient parmi les cris de joie un sinistre : "Les Juifs aiment les cendres (sic !)", selon l'agence de presse Guysen.com.
Les causes de l'incendie demeurent encore mal élucidées. Deux frères sont actuellement entendus par la police, afin de déterminer si une négligence ou un acte délibéré est à l'origine de l'incendie. Ils ne seront pas les seuls mis en cause. De nouveaux foyers suspects sont apparus. Des appels à la vigilance ont été lancés contre d'éventuels incendiaires. Deux d'entre eux auraient été arrêtés, alors qu'ils jetaient des cocktails molotov. Ils auraient été pris sur le fait par des patrouilles de police épaulées par des drones militaires.
La mobilisation ne faiblit pas. Les appels aux dons continuent.