Blog de l'association France-Israël du Cher.
Mme Jeanne BARSEGHIAN (EELV), maire de Strasbourg, et son conseil municipal ont rejeté, le lundi 22 mars 2021, l'adoption de la définition opérationnelle de l'antisémitisme adoptée par l'IHRA. Une décision si forte symboliquement que le chargé d'affaires près l'Ambassade d'Israël à Paris, Daniel SAADA, a écrit au maire de Strasbourg, dès le lendemain, pour lui faire part de son émotion.
L'IHRA (L'Alliance Internationale pour la Mémoire de l'Holocauste) rassemble des gouvernements et des experts pour promouvoir l'éducation, le travail de mémoire et la recherche sur l'holocauste. Le 26 mai 2016, les 31 pays membres ont adopté une définition dite "opérationnelle" de l'antisémitisme, afin de mieux pouvoir le dénoncer et le combattre. Depuis, les collectivités publiques sont sollicitées pour adopter des résolutions marquant leur engagement à combattre ce fléau qui n'en finit pas de renaître de ses cendres.
La ville de Strasbourg a inscrit l'adoption de cette résolution à l'ordre du jour de son conseil municipal, le lundi 22 mars 2021. Cependant, contre toute attente, par une majorité de 39 voix, dont celle du premier édile, Mme Jeanne BARSEGHIAN (EELV), la ville de Strasbourg rejette l'adoption de la résolution visant à adopter la définition opérationnelle de l'antisémitisme. En agissant de la sorte, la ville indique clairement renoncer à participer au combat contre l'antisémitisme et inflige un violent camouflet à la communauté juive d'Alsace si éprouvée, pendant la guerre, d'une part, et depuis vingt ans, d'autre part, par d'innombrables exactions perpétrées contre ses membres, ses cimetières et ses édifices.
M. Daniel SAADA, chargé d'affaires près l'Ambassade d'Israël à Paris, a réagi dès le lendemain par un courrier adressé au maire de Strasbourg. De manière exceptionnelle, le diplomate fait part au Maire de Strasbourg de sa profonde inquiétude, suite à la décision entreprise. Il espère que Strasbourg renoncera à la compromission.
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L'inquiétude exprimée dans ce courrier est sans aucun doute en lien avec une autre décision prise au cours de ce même conseil municipal concernant des subventions publiques allouées à une organisation, en l'occurrence le mouvement turque Milli Görüs, prônant un islam politique et refusant de signer la charte relative à la question du séparatisme.