Blog de l'association France-Israël du Cher.
L'Autorité Palestinienne (AP) affiche des taux de croissance positifs élevés tranchant avec les discours ambiants pro-palestiniens. Plus de 12% dans la Bande de Gaza et 9% en Judée-Samarie. Dans le même temps, le Fonds Monétaire International observe une diminution de la dépendance de l'économie palestinienne à l'aide internationale (1,4 milliards d'euros en 2007 contre 900 millions d'euros en 2009).
Plusieurs facteurs, essentiellement conjoncturels participent à cette croissance. Le nouveau Premier Ministre palestinien, ancien membre du FMI, s'est engagé à des réformes économiques et à lutter activement contre la corruption régnant dans l'AP. L'allègement du blocus terrestre a également contribué au développement économique. Des programmes de développement menés par des ONG, essentiellement dans la Bande de Gaza, viennent également expliquer cette élévation de croissance. On peut également ajouter des coopérations économiques israélo-palestiniennes.
Un bémol cependant à cette croissance. Le taux de chômage, 35%, demeure toujours à un taux supérieur à celui de 1995. De plus, les taux de croissance observés dépendent très fortement de programmes publics et internationaux. Un ralentissement pourrait être observé avec l'intervention des agents économiques privés lors d'une phase de transition. Elle aurait un impact possible sur l'emploi, selon les observateurs, faisant craindre une augmentation du nombre de chômeurs.
La viabilité économique de l'AP déborde sur la question du caractère politique d'un futur Etat palestinien et de ses relations avec ses voisins, à commencer par l'Etat d'Israël. Une crise endémique ouvrirait le champ au populisme et aux groupes, essentiellement islamistes (Hamas, Jihad islamique...), refusant toute solution politique au conflit territorial et déterminés à rayer Israël de la carte du monde. Le chemin est donc encore long pour l'établissement d'une démocratie qui ne peut se construire sur des mythes mais qui nécessite un soutien populaire. Les réformes économiques doivent également s'accompagner de la réforme des mentalités.
(D'après Guysen News, AFI du Cher)