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Blog de l'association France-Israël du Cher.

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LE RETOUR DE GUILAD SHALIT

guilad3.jpgAprès 5 ans, 3 mois et 19 jours de captivité, l'otage franco-israélien Guilad Shalit est de retour parmi les siens. Une semaine après le dévoilement des négociations entre officiels israéliens et des représentants du Hamas, en Egypte, ce sont moins de 2.000 jours d'angoisse qui s'achèvent. L'association France-Israël du Cher se félicite de sa libération et remercie toutes celles et tous ceux qui, durant ces années, ont exprimé leur soutien à notre compatriote comme à sa famille.
 
Âgé de 19 ans, le 25 juin 2006, Guilad Shalit effectuait son service militaire. Caporal d'une unité blindé, il stationnait le long de la frontière entre la Bande de Gaza et l'Etat d'Israël, lorsque sa position fut attaquée par un commando des Brigades Ezzedine-El-Kassem (Hamas), infiltré sur le territoire israélien. A l'issue d'un assaut violent, Guilad était enlevé par les assaillants qui l'emmenèrent vers une destination inconnue.
 
Moins d'un an après le retrait unilatéral d'Israël, en l'absence de situation de guerre, le secrétaire général de l'O.N.U. a retenu la qualification d'enlèvement concernant le sort de Guilad Shalit. Les conditions de son enlèvement violait en effet les différentes conventions de Genève. De fait, durant ces 5 années, ni la Croix-Rouge Internationale ni aucune organisation humanitaire n'a pu s'assurer de ses conditions de détention. Aucun contact n'a pu être établi entre l'otage et sa famille. Seules 3 preuves de vie ont été transmises au gouvernement israélien pendant cette période.
 
Emus par la situation de notre compatriote, des initiatives ont été prises en France pour soutenir les parents de Guilad Shalit qui réclamaient la libération de leur fils. Contrairement au mouvement spontané qui avait accompagné le mouvement de solidarité pour la franco-colombienne Ingrid Bettancourt, force fut de constater le poids de l'endoctrinement des foules et les effets des informations tronquées, partielles et partiales qui rendaient sourds les âmes pourtant réputées humanistes, voire humanitaires aux souffrances de Guilad.
 
Il appartient à nos homologues du département de l'Indre d'avoir obtenu l'affichage du portrait de Guilad Shalit à la Mairie de Châteauroux, celle-ci devenant la première institution française à soutenir notre compatriote. D'autres suivirent parmi les arrondissements parisiens et à travers le pays. En l'absence d'un même soutien à Bourges, l'association France-Israël du Cher afficha le portrait de Guilad Shalit près du Monument de la déportation.
 
En Israël, Noam et Aviva Shalit obtinrent un large soutien. Restait cependant à convaincre les autorités. La famille Shalit ira jusqu'à camper en face de la résidence du Premier Ministre d'Israël pour alerter l'opinion et heurter la conscience du personnel politique. Ils furent également reçus, en France, au Palais de l'Elysée. En cette année 2011, Noam Shalit revint à Paris pour rappeler les autorités à leurs promesses d'intervention en se constituant partie civile pour enlèvement et séquestration.
 
L'ombre de Ron Arad, pilote enlevé au Liban-Sud par les milices chiites Amal, au milieu des années 80, à ce jour disparu, flottait sur Guilad Shalit. Rien n'est pire pour un otage que l'oubli. Noam Shalit affirmait qu'il était près à tout donner pour le retour de son fils. Or le prix à payer s'avérait exorbitant pour le gouvernement d'Israël. De plus, le Hamas de Gaza était prêt à monnayer cher son otage. Ajoutant le cynisme à l'illégalité, les médias proches du mouvement terroriste islamiste utilisèrent l'image de Guilad dans des fictions télévisuelles.
 
Cependant des négociations ont abouti entre les émissaires du gouvernement d'Israël et des émissaires du Hamas. Du contenu des négociations, nous ne connaissons seulement le nombre de prisonniers qu'Israël s'est engagé à libérer. 1.027 terroristes ayant du sang sur les mains. Ceux-là ont bénéficié du soutien de leurs familles, d'avocats, d'organisations internationales et des associations israéliennes des droits de l'homme. Un contraste saisissant avec le sort de Guilad Shalit. Des recours menés par les associations des victimes du terrorisme devant la cour suprême de Jérusalem ont, jusqu'à la veille de l'échange, retenu le monde en haleine. La raison d'Etat a été heureusement retenue pour permettre le retour de Guilad. Un retour nécessaire qui laisse toutefois un goût amer aux familles endeuillées.
 
Guilad Shalit est de retour à la maison. Un autre contraste apparaît face à l'image des centaines de terroristes libérés, manifestement guère éprouvés, et l'ombre hagarde, frêle et émaciée de Guilad Shalit. Flottant dans ses vêtements, comme dans son uniforme, lors de son arrivée sur la base de Tel Nof, l'ombre de Guilad évoque le retour des déportés.
 
L'heure est au retrouvaille entre Guilad et ses proches. 5 années volées à rattraper. Un accord signé par la plupart des organismes de presse israélien devrait garantir, dans les jours à venir, à la famille Shalit l'intimité nécessaire pour renouer les fils brisés par l'enlèvement de ce jour de juin 2006.
 
Guilad a déclaré qu'il espérait que cette négociation aiderait à pacifier la région. Un espoir que l'on souhaiterait partager si ce n'était les rodomontades arabes palestiniennes qui accompagnent le retour des terroristes à Gaza et en Judée-Samarie.
 
 
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