Blog de l'association France-Israël du Cher.
La fête des associations de Bourges (23 septembre 2012) fut l'occasion pour les visiteurs de se familiariser avec l'alphabet hébraïque et de goûter des pâtisseries cachères.
"Parlez-vous hébreu ?" La question était sur toutes les lèvres, lors de cette nouvelle édition 2012 de la fête des associations de la ville de Bourges. L'association France-Israël du Cher présentait l'alphabet hébraïque, son histoire (de l'écriture d'Ougarit à l'écriture Achouri), les rapports entre lettres, numérologie et kabbale, ainsi que les permanences et les évolutions de l'hébreu moderne. Armé d'un calame et d'encre, nous avons proposé à nos aimables visiteurs d'écrire leur nom en hébreu. Si de nombreux prénoms ont une origine biblique (et par conséquent hébraïque), d'autres trouvent leur source dans l'onomastique grecque, germanique ou anglaise. Pour ces derniers il convenait de procéder à une translittération.
Translittérer signifie passer d'une écriture à une autre, en l'occurrence d'un alphabet à l'autre. Un exercice imposant de se rappeler que les mots issus d'une langue étrangère peuvent avoir une particularité graphique particulière (T remplacé par un Têt au lieu du Tav, à moins que le nom ne soit féminin !!! sic !) et que les voyelles, généralement sous-entendues, obéissent parfois à un ordre graphique particulier lorsqu'elles sont figurées par des semi-consonnes. Un exercice périlleux pour tout hébraïsant grand débutant. Heureusement l'oeil du gardien était sur le stand et regardait par-dessus l'épaule du sofer (l'écrivain). Les plus téméraires se sont armés d'un feutre et, d'un oeil attentif, ont pioché dans l'alphabet qui s'offrait à eux pour écrire au tableau chacune des lettres composant leur nom. En quittant le stand, l'hébreu ne pouvait plus demeurer de l'hébreu.
L'arbre des séfirot accrochait le regard des visiteurs. Cette représentation des dix émanations kabbalistiques de la divinité a alimenté bien des discussions, tout au long de la journée. Pourquoi parler de kabbale ? A cause de la valeur numérique de chacune des 22 lettres de l'alphabet, analysées par les kabbalistes pour décrypter, via la gematria, le sens secret de la Torah. Les échanges furent particulièrement fructueux.
Tout au long de cette journée, les rencontres furent nombreuses et riches pour tous. L'alphabet a apaisé les esprits et les pâtisseries, les estomacs. Serge Lepeltier,maire de Bourges, et Yann Galut, député de la 3ème circonscription, ont visité le stand. En fin de journée, des airs israéliens ont également résonné dans les allées de la fête des associations. Un boeuf impromptu et amical (promis je vais réviser mes standards, message personnel).
Un grand merci aux bénévoles, aux indriens, aux israéliens expatriés, aux visiteurs berrichons et berruyers.