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Blog de l'association France-Israël du Cher.

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Itzhak Rabin, 30 ans déjà !

Il y a 30 ans, le 4 novembre 1995, Itzhak Rabin s'écroulait sous les tirs d'un activiste isolé, opposé au processus de paix avec l'OLP, Ygal Amir. Rabin, auquel l'opinion publique internationale, la veille encore, reprochait son passé de chef d'état-major de Tsahal et de ministre de l'intérieur lors de la première intifada, devenait pour la postérité le martyr de la paix. Il faut plus que des balles pour tuer des idées. Et il faut du courage pour écrire l'histoire.

Itzhak Rabin, au cours de la Seconde Guerre Mondiale, a intégré la Haganah. Il participe à la guerre d'indépendance dans la Palmach. Officier, il gravit les échelons qui le conduisent à la tête de l'état-major de Tsahal. Sous son commandement, Jérusalem, occupée et annexée depuis 1948 par le royaume de Jordanie, en violation du droit international, est réunifiée.

Après une brève carrière diplomatique, il devient une première fois premier Ministre dans les années 70, avant de succéder à Itzhak Shamir en 1992.

Ce militaire chevronné, travailliste, familier de Ben Gourion, Dayan et Golda Meir, connaît le prix du sang et des larmes. Il a le courage d'engager Israël dans le processus de paix inauguré à Oslo. Comme il le dit lui-même, on ne fait la paix qu'avec ses ennemis. A ceux qui, à New-York et ailleurs, lui reprochent ce processus, il leur répond qu'avant de lui adresser des reproches, ses détracteurs feraient bien d'envoyer leurs enfants faire leur service à Tsahal. 

Rabin n'est pas candide. Il connaît Arafat et le combat de l'OLP contre l'existence d'Israël et le droit du peuple juif à disposer de lui-même. Pour changer de destin et réussir le partage promis par L'ONU en 1947, il veut donner une chance à la paix.

Du sommet de Washington résulte la création de l'autorité palestinienne devant préparer la voie à la création de l'état arabe de Palestine à côté de l'état juif de Palestine, Israël. Si la démocratie israélienne peut gérer son opposition, divisée sur la question, il en va différemment côté palestinien où la force et la violence priment sur toute autre considération. Rabin arme les forces de la police palestinienne pour encadrer les groupes terroristes opposés au processus de paix (Hamas, Jihad islamique....) 

Les négociations echoueront sur l'essentiel. 

Pourtant Rabin a initié un chemin auquel tous ses successeurs se sont tenus. Il a rendu possible la perspective de mettre u  terme au conflit et d'envisager un Proche-Orient en paix.

Il lui a fallu du courage pour tendre la main. Il en faudra encore pour que ce rêve, à l'instar d'Israël, devienne réalité. 

 

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