Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog de l'association France-Israël du Cher.

Publicité

L'état des négociations : un différend aux implications internationales

conf_4112010.jpg

Le 4 novembre 2010, à la Maison des associations de la ville de Bourges, France-Israël du Cher accueillait Me Charles Meyer, vice-président de l'association nationale pour une conférence pleine d'actualité : Israël - Autorité palestienne : l'état des négociations, un différend aux implications internationales.

 

15 ans après l'assassinat d'Itzhak Rabin (voir notre article : Itzhak Rabin : cérémonie du souvenir  ), qu'en est-il des négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne ? C'est à cette question qu'est venu répondre Me Charles Meyer.

 

C'est un horizon incertain qui se dessine aujourd'hui loin de l'euphorie qui avait pu accompagner les balbutiements du processus d'Oslo auquel la seconde intifada de l'an 2000 a résolument mis un terme. La difficulté tient au caractère du différend plus idéologique que territorial. S'il ne s'agissait que de fixer des frontières séparant les deux entités, l'issue du conflit serait aisée. Mais le refus répété, de la bouche même du président palestinien, de reconnaître une souveraineté juive, c'est-à-dire non-musulmane au Proche-Orient pèse sur une issue juste et définitive.

 

Le caractère idéologique ressort non seulement des préalables réclamés par la partie palestinienne mais aussi de la question des réfugiés palestiniens devenue emblématique du différend arabo-israélien. Contrairement au droit commun international relatif aux réfugiés s'appliquant sur les cinq continent depuis la Seconde Guerre Mondiale, les populations arabes du mandat britannique sur la Palestine ayant acquis le statut de réfugiés sont soumises à un régime d'exception. Elles sont soumises à une institution onusienne unique en son genre, l'UNWRA qui les gère depuis 1948. Leur statut qui leur assure une indemnité périodique leur interdit de trouver un emploi ou de s'intégrer aux Etats sur les territoires desquels elles vivent, notamment au Liban, en Syrie et en Jordanie. Ce sont ainsi des citoyens de seconde zone qui servent de levier politique à l'Organisation de la Conférence Islamique, majorité de fait au sein de l'O.N.U., pour peser sur les négociations. Un levier d'autant plus important que, contrairement à tout autre conflit au monde, ce statut de réfugiés est héréditaire et se transmet ainsi de génération en génération. C'est ainsi que de 450.000, en 1948, selon l'UNWRA, on compte aujourd'hui 4 millions de réfugiés palestiniens. Ils sont maintenus dans des conditions de vie misérables pour répondre à des objectifs idéologiques.

 

Contrairement aux termes du processus d'Oslo, l'existence de principe de l'Etat d'Israël n'est pas reconnue. Ce n'est pas seulement le fait des organisations islamiques, comme le Hamas, mais de l'Autorité palestinienne elle-même. Les médias, les atlas et les livres scolaires palestiniens ne mentionnent pas l'Etat d'Israël. Au contraire une entreprise généralisée d'éducation à la haine contre Israël et les Juifs est à l'oeuvre. Comment, dans de telles conditions, espérer voir naître une ambition de paix au sein de l'Autorité palestinienne ? Une situation qui tranche avec l'état de l'opinion publique israélienne.

 

D'autres écueils tiennent aux positionnements de gouvernement étrangers et d'organisations terroristes qui pèsent sur la marge de manoeuvre du leadership palestinien. L'Iran, depuis plusieurs années, répète sa volonté d'accéder à l'armement nucléaire, parlant sans détour de faire subir un "holocauste nucléaire" à l'Etat d'Israël. Ce gouvernement soutient activement les terroristes du Hezbollah qui ont créé, au Liban sud, une zone de non-droit à partir de laquelle sont lancées régulièrement des attaques contres les populations civiles d'Israël. Le Hezbollah, non content de perturber le cours normal d'une démocratie viable au Liban, pèse sur les négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne en fragilisant la position des responsables palestiniens face à leur opinion publique. Au sein même des territoires palestiniens, l'Iran instrumentalise le Hamas et sa guerre inter-palestinienne avec le Fatah. Le Hamas bénéficie d'un autre soutien, celui des frères musulmans égyptiens qui ne tendent qu'à mettre fin aux accords de paix israélo-égyptiens.

 

Un tableau bien sombre, que les plus optimistes qualifieront d'incertain, se dessine aujourd'hui.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article