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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:36

La nouvelle était tombée ces jours derniers : un patient est décédé suite à un problème de conditionnement de son médicament. Un somnifère aurait été substitué à un diurétique (Furosémide 40mg), entraînant une embollie pulmonaire chez le patient. La sphère médiatique française a repris en boucle cette information ad nauseam. La société Teva se retrouvait ainsi sous les feux des projecteurs. Teva (littéralement : nature, en hébreu) est une société pharmacologique israélienne, leader mondial des traitements génériques. Un coup dur pour cette société. Pourtant, subitement, le silence retombe. JSSNEWS, blog d'information israélien francophone, a décidé d'enquêter sur cette affaire. La surprise est de taille.

 

Les informations apparaissent d'abord contradictoires (JSSNEWS du 11 juin 2013). La police décide d'envisager toutes les pistes. Le ministère israélien de la santé n'exclut pas de son côté une malveillance anti-israélienne. Chacun tente de comprendre comment des somnifères ont pu être substitués à des diurétiques dans un conditionnement sur des chaines de fabrication ne produisant qu'un type de produit à la fois. Au nom du principe de précaution, le ministère français de la santé décide du retrait du produit incriminé. Pourtant, alors que chacun ignore l'origine du problème et son ampleur, le ministre français déclare que le retrait ne porte que sur quelques dizaines de boîtes. Une déclaration surprenante en l'absence de faits ou d'indices avérés. Teva, manifestement plus responsable que les autorités françaises, décide de rapatrier tous les lots potentiellement suspects, afin de procéder à des vérifications pour déceler le lot ayant pu donner lieu à une substitution et comprendre, par voie de conséquence, comment celle-ci s'est produite.

 

Soudain, l'agitation médiatique retombe (JSSNEWS du 16 juin 2013). La société TEVA récupère les lots incriminés. Les conditionnements sont ouverts, les molécules analysées. Les boites de Furomésides 40mg renferment bien la molécule affichée sur l'emballage. Pas de somnifère à l'horizon. Le doute dès lors s'installe. Car comment expliquer qu'une boite destinée à contenir un diurétique ait pu renfermer, seule sur des centaines de boites, un produit qui ne se trouvait pas fabriqué sur la chaine de production ? Il est dès lors possible d'envisager un sabotage ou un acte de malveillance, alors même que la société Teva n'envisage pas de crier à l'acte antisémite ou antisioniste. Par ailleurs, JSSNEWS revient sur les faits déclencheurs de cette affaire. L'alerte vient en effet d'un pharmacien à la société TEVA. Or la boite qui est incriminée n'est toujours pas présentée, le 16 juin 2013, à la société TEVA. L'affaire semble prendre tout d'un coup des détours brumeux.

 

Le Furosémide 40mg est administré, en tant que diurétique, pour des pathologies lourdes notamment en lien avec des troubles cardiaques. Il est étonnant, voire miraculeux (Israël n'est-elle pas une terre de miracles ?), que le produit de la société TEVA se trouve incriminé pour deux hypothèses de décès, en l'absence de troubles observés ou d'aggravation de la santé chez d'autres patients ayant nécessairement utilisé des lots identiques du même produit. Il convient dès lors de revenir sur les causes cliniques du décès des deux patients, âgés respectivement de 91 et de 101 ans, ce que déterminera l'enquête. En outre, il est permis de s'interroger sur les éléments ayant permis au pharmacien ayant donné l'alerte de déterminer l'implication du produit de la société Teva.

 

40 ans après la rumeur d'Orléans, la rumeur du Furosémide 40mg.

 

SOURCE :  http://jssnews.com

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 23:03

Un registre de soutien est mis à disposition des internautes pour transmettre leurs messages de sympathie à la communauté juive de Toulouse, endeuillée par l'attentat du 19 mars 2012 : http://www.edjt.org/html/temoignage-formulaire.html

 

ATTENTION : la marche annoncée par le CRIF est annulée

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:31

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Venez nombreux

Entrée sur inscription : evenements2@unesco.org
Tél. : + 33 (0)1 45 68 05 15

 

Journée international de commémoration
en mémoire des victimes de l’Holocauste

 

© CDJC/Coll. Klarsfeld

 

Mardi 31 janvier 2012

Maison de l’UNESCO, Paris 7e, France

 

Par cette journée internationale de commémoration, l'UNESCO rappelle son engagement continu à soutenir et encourager l'enseignement de l'Holocauste dans les Etats membres, et rend hommage aux victimes de l’Holocauste à travers une cérémonie qui réunit chaque année représentants des délégations nationales, des gouvernements et de la société civile.

Programme

Conférence de l’UNESCO

Dimensions internationales de l’enseignement de l’Holocauste

10 heures-18 heures, salle IV

 

5e cérémonie de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste :
Hommage aux enfants

Organisée en partenariat avec le Mémorial de la Shoah

19 h 30, salle I

 

Exposition

Les Justes de France

Une exposition du Mémorial de la Shoah présentée au Siège de l’UNESCO, du 30 janvier au 3 février 2012 (salle des pas perdus)

Entrée sur inscription : evenements2@unesco.org
Tél. : + 33 (0)1 45 68 05 15

Programme détaillé:

· Conférence (texte en anglais et en français)

· Cérémonie et exposition (texte en anglais et en français)

 

 

 

Photo : Anny Horowitz, fille de Franya et Jacques Horowitz. Pendant la guerre, elle part habiter dans les Landes (Aquitaine) où elle est arrêtée par la police en 1940 ou 1941. Elle est déportée de Drancy vers Auschwitz par le convoi 31 le 11 septembre 1942 à l’âge de 9 ans.
> > © CDJC/Coll. Klarsfeld

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 22:41

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Les 23 et 24 septembre 2011, à Angers, se déroulera le 1er tournoi français de Basket Ball professionnel. L'équipe israélienne du Maccabi Tel-Aviv sera présente. Elle compte un recrutement prestigieux dont Jordan Farmar, double champion NBA avec l'équipe américaine des LAKERS, le meneur Yogev Ohayon, le swingman Devin Smith, Yotam Halperin Scheyer, l'intérieur James Shawn et le meneur grec Théo Papaloukas.

 

23 septembre 2011 :

 

19 h 00 : VILLEURBANNE - NANÇY

 

21 h 00 : MACCABI TEL AVIV - GRAVELINES

 

 

24 septembre 2011 :

 

18 h 30 : Match des "2ème"

 

20 h 30 : FINAL PRO STARS 2011

 

Tout au long de ces deux journées, des manifestations sportives seront organisées, y compris une animation "FREESTYLE FOOTBALL".

 

Informations complémentaires sur le site : http://www.prostars.fr

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 10:46

Durant l'hiver 2008-2009, suite à huit années de bombardement des localités israéliennes du Neguev par le Hamas et les groupes radicaux islamistes de la bande de Gaza, l'Etat d'Israël lançait l'opération "Plomb durci" pour démanteler les tunnels de contrebande avec l'Egypte et réduire la capacité de nuisance des groupes armés qui menaçaient la vie des populations civiles d'Israël. Le conseil des droits de l'Homme de ONU, dirigé par les représentants d'Etat ne reconnaissant pas Israël, dont la Lybie, commandait une comission d'enquête pour conclure à l'existence de crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité perpétrés par Israël. Le caractère orienté de cette commission fut dénoncé par Israël. Le juge sud-africain Godlstone a rendu un rapport qui se voulait accablant mais révélait une enquête tronquée et partisane, refusant de considérer les effets de huits années de bombardement contre les populations civiles israéliennes. Ce rapport a grossi la haine anti-israélienne, notamment en Occident, donnant le jour à des actions illégales en vue de boycotter Israël et de discriminer tout élément juif dans le monde.

 

En ce début du mois d'avril 2011, le juge Goldstone a jeté un pavé dans la mare à l'occasion d'une tribune libre dans les colonnes du Washington Post. Revenant sur le rapport qu'il a lui même présenté aux instances onusiennes, il conclut à son caractère tronqué, partiel et partial. Il va même plus loin allant jusqu'à estimer que ce rapport devrait être retiré. Non seulement les arguments de la partie israélienne n'ont pas été retenus mais encore ils n'ont pas même été écoutés. Ce rapport revêt ainsi un caractère unilatéral et fondamentalement inexact conduisant à déformer la réalité des faits. La désolidarisation des 2 autres co-auteurs du rapport, accusant Goldstone de répondre aux pressions d'un "lobby", ne change rien à la situation de fait participant à l'opération "Plomb durci", à savoir : bombardements d'Israël depuis la bande de Gaza, utilisation de boucliers humains par les groupes islamistes armés et volonté génocidaire avérée du Hamas contre les populations juives.

 

Ainsi les déclarations du juge Goldstone viennent appuyer la dénonciation par l'Etat d'Israël d'un rapport strictement partisan manquant de la moindre neutralité. Le Président Shimon Péres a demandé au secrétaire général de l'ONU le retrait du rapport Goldstone. Ce dernier a refusé au prétexte qu'Israël aurait fait preuve de mauvaise volonté en ne collaborant pas suffisamment avec la commission Goldstone. Autrement dit, parce qu'Israël refusait de se prêter à une "mascarade" initiée par des pays qui lui sont ouvertement hostiles, devant conclure, nécessairement au regard de la feuille de route de ladite commission, à une mise en cause de son action destinée à protéger ses populations civiles, ce rapport dénoncé par son propre rapporteur doit être maintenu. La situation relève du Père Ubu. Elle rappelle le premier procès en révision du Capitaine Dreyfus dont la conclusion revenait à dire qu'il fut innocent tout en confirmant sa condamnation.

 

Prenant la mesure de ce qu'il convient de qualifier d'énormité, l'Association France-Israël Alliance Général Koenig a adressé à M. le Président de la République une lettre demandant le soutien des autorités françaises, afin d'obtenir, auprès des instances internationales, le retrait de ce rapport Goldstone et des déclarations subséquentes prises aussi bien par l'ONU que par l'Union européenne. C'est une action pour que soit rétablie la vérité, une vérité en marche.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:38

Nous reproduisons la tribune de Madame Monique Canto-Sperber, directrice de l'Ecole Normale Supérieure, parue dans le quotidien Le Monde. Cette tribune rapporte à sa dimension le choix de l'établissement d'annuler la manifestation qui devait s'y tenir autour de la personne de Stéphane Hessel et d'associations pro-palestiniennes. Les rumeurs diffusées dans la presse et internet imposent de diffuser le point de vue de la première intéressée.

 

Il est abondamment question dans la presse, depuis quelques jours, de l'annulation de la réunion que Stéphane Hessel devait tenir le mardi 18 janvier à l'Ecole normale supérieure (ENS), dont je suis la directrice. Certains déplorent les pressions qu'aurait exercées le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) sur la direction de l'ENS, d'autres croient voir la liberté d'expression bafouée. Dans ce vacarme d'indignation sincère et de mauvaise foi mêlées, peut-on faire entendre les faits et les raisons ?

 

J'ai décidé d'annuler la réservation de la salle prévue pour ce meeting, dix jours avant la date où il devait se tenir. Je l'ai décidé seule. Si une situation analogue se présentait de nouveau, j'agirais de la même façon. Je n'ai eu aucun contact avec le CRIF. Au moment où j'ai pris cette décision, j'ignorais les démarches entreprises par plusieurs personnalités. Quiconque souhaitait savoir ce qui s'était vraiment passé n'avait qu'à me le demander. Mais les faits ou les explications se sont vite trouvés dépourvus d'intérêt. Une rumeur était lancée, et elle progressait en roue libre sur Internet, et même dans nos journaux d'information.

 

Voici les faits. A la mi-décembre 2010, une demande de réservation de salle émanant d'un chercheur de l'ENS m'a été soumise. Il s'agissait de réunir autour de Stéphane Hessel des normaliens et quelques personnalités pour débattre de la liberté d'expression. A cette requête, j'ai donné évidemment mon accord. Stéphane Hessel sera toujours accueilli dans notre école pour exposer ses idées et discuter avec nos élèves. J'ai eu maintes fois l'occasion de le lui dire.

Le 7 janvier, des amis m'ont transmis l'annonce de la réunion telle qu'elle circulait très largement sur de nombreux sites. Je regrette qu'aucun des articles qui ont consacré tant de colonnes à commenter ma décision n'ait jugé bon de reproduire cette affiche. Chacun aurait pu constater qu'il ne s'agissait aucunement d'une réunion interne à notre école entre Stéphane Hessel et des élèves, mais d'un meeting organisé par le collectif Paix Justice Palestine.org, qui soutient, entre autres, le boycottage des universitaires israéliens. L'appel largement diffusé laissait prévoir une assistance importante et totalement extérieure à l'école. J'ai aussitôt pris la décision d'annuler la réservation de la salle.

 

J'avais été trompée sur la nature exacte de cette réunion, ce qui est à soi seul un motif d'annulation. L'Ecole normale supérieure est un établissement de recherche et d'enseignement. Elle est aussi un lieu de débat, de réflexion, et de critique. Elle abrite de nombreux cercles d'études politiques. Y sont souvent organisées des réunions sur des sujets liés à l'actualité, y compris celui du Moyen-Orient, avec le souci d'une pluralité minimale de points de vue et le souhait d'un approfondissement dans la connaissance et la réflexion.

 

Ceux qui étudient et enseignent à l'ENS sont souvent engagés dans la réflexion politique, en cela ils prolongent la tradition de notre école. Mais ils n'avancent pas masqués, ils annoncent clairement la nature de la réunion qu'ils souhaitent organiser (interne, ou bien ouverte au public) et discutent avec nous de la façon dont nous pouvons, et parfois ne pouvons pas, l'accueillir. En particulier, nous ne souhaitons pas la tenue à l'école de meeting sans débat, où l'on ne fait que confirmer à plusieurs l'énoncé d'un point de vue.

 

J'ajoute qu'un rassemblement comme celui qui s'annonçait aurait très probablement, du moins c'est ainsi que j'en ai jugé - à tort ou à raison, je suis prête à en débattre -, entraîné des affrontements ; dans un tel cas, nous n'aurions absolument pas eu les moyens d'en assurer la sécurité. Entendre invoquer des motifs de sécurité fait souvent sourire, il est facile d'y voir un prétexte facile à produire. Mais tous ceux qui ont la charge d'un lieu qui accueille le public savent combien le souci de la sécurité est devenu obsédant, et aucun directeur d'établissement ne peut prendre raisonnablement le risque, même minime, d'un incident grave lorsqu'il a des raisons de le redouter.

 

Nous avons aussitôt fait part de cette décision au chercheur qui avait réservé la salle. Nous lui en avons expliqué les raisons. Nous lui avons proposé notre aide pour trouver rapidement un autre lieu dans Paris afin d'y tenir la réunion. Nous lui avons aussi fourni de nombreux contacts.

 

Voilà les faits, à première vue bien insignifiants. Cet épisode a toutefois provoqué une cascade d'articles et de prises de position, le plus souvent ignorantes de ce que je viens de rapporter. J'y ai reconnu l'expression des délices éprouvés à adopter la posture de victime et une surenchère de jugements édifiants. C'est ainsi que deux secrétaires nationaux du Syndicat de la magistrature parlent dans un article de "l'annulation, à la demande du CRIF, d'une conférence-débat qui devait se tenir à l'Ecole normale supérieure" (la présomption d'innocence est bien mal-en-point dans notre pays si même des magistrats jugent sans enquêter).

 

C'est ainsi encore que plusieurs professeurs de philosophie, anciens élèves de l'ENS, dont certains, du moins je le pensais, sont mes amis, s'indignent que le CRIF impose ses vues. Edifiant spectacle que celui de ces professeurs, "Et sur moi le soir tombe", qui, dans un jugement d'autorité que justifie à leurs yeux leur passé d'engagement politique, rappellent à l'ordre la directrice de leur chère école. Lui reprochent-ils sérieusement de n'avoir pas compris que dans la pensée de Stéphane Hessel se tenaient, non une bien-pensance à la fois critique et fort dogmatique, mais le souffle créateur de la pensée et la vision puissante des combats pour la liberté ?

 

J'ajoute, puisque cette tribune m'en donne l'occasion, que l'Ecole normale supérieure entretient des liens précieux d'un point de vue scientifique avec des universitaires et des équipes de recherche israéliennes. Aucune réunion publique appelant à les rompre n'aura lieu avec mon accord à l'ENS.

 

Depuis une semaine, on parle de l'Ecole normale supérieure dans la presse, et cela à propos de l'annulation de la réservation d'une salle. Que n'a-t-on plutôt traité des mutations de notre école et du rôle qu'elle veut aujourd'hui jouer dans la réflexion sur les filières d'élite, sur l'ouverture des enseignements à la recherche et à l'innovation et sur la capacité que peut avoir un établissement sélectif de reconnaître les talents ? Pourquoi n'a-t-on pas mentionné le combat que mène l'ENS pour la défense des valeurs liées au savoir, à la recherche et à la qualité de la transmission, aujourd'hui bien malmenées ?

 

Pourtant, l'enjeu est de taille car il s'agit de remédier à la plus redoutable forme de relégation sociale présente dans notre société et aussi de rappeler que des cultures sans savoir et sans étude deviennent vite des cultures somnambules. Puisqu'on parle depuis plusieurs jours de liberté d'expression, ne devrait-on pas d'abord en défendre la condition la plus sûre : l'accès à une éducation capable de former des esprits libres et critiques et le refus de l'oligarchie du savoir ? Là, ce sont de vraies victimes, mais des victimes sans voix, donc on les ignore.

 

 

Monique Canto-Sperber, philosophe, directrice de l'Ecole normale supérieure (rue d'Ulm)

Article paru dans l'édition du journal Le Monde en date du 28.01.11

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 16:46

Opinion n'est pas raison, dit un adage bien connu. Qui plus est quand l'opinion est construite sur l'émotion et l'irrationnel comme c'est le cas sur l'approche de la question israélo-arabe en Occident et, en particulier, en Europe. Ce dérapage de l'opinion trouve à s'exprimer à travers la campagne d'opinion contre Israël, c'est à dire le boycott que le juriste nommera "boycottage", qui se répand depuis quelques mois sous nos latitudes.

 

Nul aujourd'hui n'ignore la campagne menée par le collectif Boycott - Désinvestissement - Sanctions (BDS) visant à interdire la diffusion de tout ce qui vient d'Israël (cela est clairement exposé sur le site internet du collectif, invoquant l'indifférenciation de l'origine des produits) au nom d'un prétendu apartheid et d'une toute aussi prétendue défense du peuple arabe palestinien. Si le collectif, regroupant des organisations pro-palestiniennes et diverses ONG, voire des mouvements à caractères syndical et politique, prétend s'opposer à la vente, en France et en Europe, de produits issus des implantations de Judée-Samarie qui, selon lui, pilleraient les richesses palestiniennes, force est de constater que c'est bien tout ce qui est produit dans les frontières internationalement reconnues d'Israël qui se trouve, de fait, visé par cette entreprise anti-économique. Plus grave, le climat instauré par ces appels au boycottage s'étend désormais aux individus. Une mise au point s'impose à l'attention des particuliers et des institutionnels, candidats à cette entreprise.

 

S'agissant des présupposés de cette action menée par BDS, il convient de rappeler qu'il n'y a pas d'apartheid en Israël. Toutes les communautés vivant dans ce pays partagent les mêmes droits et les même devoirs en tant que citoyens israéliens. Pas de bus séparés, pas d'entrées distinctes dans les services et lieux publics selon la religion, la couleur de la peau ou l'origine ethnique des citoyens. Les rapports d'Amnesty International, comme de ses consoeurs israéliennes, n'auraient pas manqué de le relever si tel avait été le cas. Pour ce qui est de la Judée-Samarie, territoire non-annexé mais contrôlé par l'Etat d'Israël suite à la guerre des 6 jours en 1967, le système juridique qui s'y applique est celui qui s'y appliquait sous l'occupation jordanienne (de 1949 à 1967) à savoir : les lois ottomanes non-abolies par l'autorité mandataire britannique, le droit mandataire et les lois jordaniennes qui y ont été mises en oeuvre pendant l'occupation. Depuis le processus d'Oslo, que l'on a un peu vite enterré, dans les zones sous administration exclusive de l'Autorité palestinienne, les nouvelles lois palestiniennes trouvent à s'appliquer.

 

En second lieu de ces présupposés, quelles richesses palestiniennes pâtissent de l'activité des implantations de Judée-Samarie ? Les seules richesses minérales exploitées par Israël le sont sur son territoire internationalement reconnu. Il n'est pas ici question de pétrole ou de gaz qui auraient depuis longtemps attisé les convoitises des trusts internationaux et dont l'existence n'aurait pu demeurer secrète. Les produits dont il est question sont des produits de l'exploitation agricole et de leurs dérivés, ainsi que des produits manufacturés au sein même des implantations peuplées de citoyens israéliens, par conséquent soumis à leur législation nationale. Le seul élément palestinien pouvant être trouvé ici se résumant à la main-d'oeuvre dans les vergers et les usines qui y serait éventuellement employée. Ajoutons, pour être complets, qu'en l'absence de règlement politique définitif du différend israélo-palestinien et, corrélativement,  qu'en l'absence de souveraineté palestinienne, la production agricole et industrielle palestinienne sort des territoires par l'intermédiaire de l'Etat d'Israël. Ce dernier reverse le produit de la vente aux producteurs selon un schéma classique d'économie de marché et transmet directement le produit des taxes sur la valeur ajoutée correspondantes à l'Autorité palestinienne, en vertu de leurs accords bilatéraux.

 

S'agissant du boycottage proprement dit, communément appelé boycott, le droit pénal français l'assimile à une discrimination (article 225-1, code pénal) contre une personne physique ou morale à raison de leur appartenance vraie ou supposée à une nation. Pour un particulier la sanction  est de trois ans d'emprisonnement et d'une amende de 45.000 euros (article 225-2, idem). Pour une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public la peine de prison est relevée à cinq ans de prison et à une amende de 75.000 euros (article 432-7, id.), nonobstant les peines complémentaires éventuelles. Cette législation s'inscrit dans le droit de l'union européenne qui proscrit la discrimination et l'atteinte à la liberté de circulation des biens et des services. Elle tire son origine en réaction à la politique de boycott économique perpétrée, dans les années 30, par le Troisième Reich en Allemagne contre les entreprises et les magasins dirigés par des individus de confession juive. Loin d'être un incident de l'histoire, ces discriminations demeurent à travers le monde. Actuellement, aux abords du site archéologique de Petra, en Jordanie, il n'est pas rare de trouver à l'entrée de certains commerces la pancarte suivante : "Interdit aux chiens et aux Juifs." (sic !) On en trouve parfois également dans certains Etat de l'Est européen. De telles pancartes existaient également, en France, durant la Seconde Guerre Mondiale.

 

La campagne de BDS donne lieu à des dépôts de plainte en cascade et à sanction sur les fondements évoqués ci-dessus. Sous couvert d'humanisme, le collectif mène une action fondamentalement raciste. Parallèlement à sa mise en oeuvre, elle semble inspirer des tentatives d'intimidation de la part des milieux artistiques et universitaires contre les oeuvres, artistes et chercheurs israéliens. Le réseau des cinémas Utopia a déprogrammé le film israélien "A 5 heures de Paris". Cet été, c'est un auteur israélien qui s'est vu subitement interdit de salon littéraire, en France. C'est plus généralement au pluralisme que ces discriminations s'en prennent, aussi bien en France qu'en Europe. Récemment une vénézuelienne établie à Jérusalem s'est vue refuser, par une société de formation espagnole, une inscription à des cours d'espagnol en ligne, au seul motif qu'elle était juive (voir le lien : link ).

 

Le boycott d'Israël dont BDS fait la promotion (son site est visible sur le net) est un vecteur de plus du développement de l'antisémitisme au sein de l'Union Européenne. Au prétexte d'un apartheid imaginaire, elle met en oeuvre une politique discriminatoire, fondamentalement raciste, à laquelle elle tente d'associer le monde associatif et les collectivités publiques. Loin de servir la cause palestinienne, elle participe, inconsciemment ou non, à la paupérisation des habitants de l'Autorité palestinienne. Elle relève moins d'une main tendue, d'un espoir pour la paix que d'une intifada économique. En conclusion, BDS est une action offensive, nullement pacificatrice et doit-être dénoncée comme telle.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 18:16

Le 7 octobre 2010, à Rome, une manifestation de soutien à Israël s'est déroulée à l'appel de politiques, intellectuels et membres de la société civile italienne. Sans doute cette manifestation dépassait-elle le cadre des frontières de l'Italie obtenant, notamment, le soutien de Jose-Maria Aznar.

 

Il s'agissait de rappeler qu'Israël est une démocratie et partage des valeurs fondamentales qui sont celles des Etats-membres de l'Union Européenne : valeurs de liberté, d'égalité, de justice et de tolérance. Valeurs qui ne sont présentes au Proche-Orient, qu'au sein du seul Etat d'Israël.

 

Un rappel nécessaire à l'heure où des slogans nazifient Israël, où des appels au boycott sont lancés un peu partout à travers l'Europe. L'opinion publique européenne et ses élus doivent savoir raison garder et ne pas se tromper d'ennemis. Le dénigrement d'Israël participe, à l'heure actuelle, d'une machine de propagande promouvant, sans le dire ouvertement sous nos latitudes, une extension du Jihad. Tactique énoncée depuis 60 ans, elle a malheureusement produit ses fruits à l'aube du IIIème Millénaire en diffusant un discours antisémite qui n'est plus seulement l'apanage des courants d'extrême-droite. Les citoyens européens de confession juives sont désormais des victimes désignées à la vindicte, comme participant d'un prétendu complot anti-musulman. C'est là que se manifeste l'exportation du conflit du Proche-Orient en Europe. Celle-ci caractérise le Jihad contre les "judéo-croisés" prêché par l'islamisme radical.

 

Israël, naguère solution à la question juive, est devenu le champ de bataille expérimental des mouvements les plus obscurantistes et totalitaires du Proche et Moyen-Orient. L'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) est moins préoccupée de l'émergence d'un Etat arabe palestinien que par l'aboutissement de la politique des trois non qui se résume au refus d'une souveraineté non-musulmane au Proche-Orient. Les Arméniens, les Kurdes, les Druzes et les Coptes, notamment, comprendront. Une solution politique du conflit passe par la pression de l'Occident sur leurs partenaires arabes pour endiguer la vague de l'islamisme qui menace leurs propres institutions, aujourd'hui. Or c'est tout le contraire qui se produit.

 

Pour sortir de cette "causalité diabolique" pour reprendre l'expression de Léon Poliakov, il importe de soutenir Israël.

 

Israël a entendu ce soutien. Son Premier Ministre, Benjamin Netanyahou, adresse aux amis d'Israël ce message de remerciement.

 

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