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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 21:40

reunion-03dec2011.jpgL'association France-Israël du Cher a décidé de proposer des rencontres impromptues pour parler d'un sujet cher à ses adhérents : Israël. Pour cette première rencontre, l'association s'est réunie le 03 décembre 2011, à la Maison des associations, pour évoquer le Marathon de Jérusalem et les actualités iraniennes et palestiniennes.

 

Nous étions honorés de la présence de M. Pascal Tinat, représentant le maire de la ville de Bourges. Un double honneur puisque Pascal Tinat est également le premier berruyer à avoir exercé ses talents de marathonien à Jérusalem, le 25 mars 2011. Un moment fort puisque la course passait dans les quartiers ouest et est de la ville. Un moment symbolique qui frappe l'esprit en raison du caractère de sainteté de la ville pour les croyants des religions du Livre. Mais aussi une gageure sportive, en raison d'un dénivelé de 7%, qui poussait les athlètes dans leurs derniers retranchements. Avec un moment de grande solitude, lorsque fut donné le départ du semi-marathon, laissant les athlètes fraîchement partis dépasser les participants du marathon. A titre indicatif, le vainqueur de la course est arrivé à une demi-heure du record mondial, voilà pour souligner le caractère redoutable de l'épreuve.

 

Pascal Tinat insiste sur l'engagement du maire de Jérusalem, Nir Barkat, lui-même coureur, qui a insisté pour que la course se déroule malgré le premier attentat-suicide depuis 2004 survenu deux jours auparavant. Si les coureurs ont bien répondu à l'appel, nombre de journalistes étrangers ont préféré partir ce qui a manqué pour la couverture médiatique de cette course. Mais un public nombreux était là pour soutenir l'effort de tous. Cela restera un souvenir profondément ancré dans la mémoire de Pascal Tinat.

 

Des échanges se sont poursuivis entre les participants à la réunion, passant de la question du sport en Israël à  la menace nucléaire iranienne et aux velléités onusiennes de l'Autorité Palestinienne.

 

Une première expérience réussie qui pourra se poursuivre périodiquement dans d'autres lieux de la ville.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 19:56

Elad-Ratson-Chtx-01dec2011.jpgLe 1er décembre 2011, l'association France-Israël du Cher s'est rendue à Châteauroux où l'association France-Israël de l'Indre - Les Amis d'Israël, présidée par Georges Feldmann, accueillait un jeune diplomate en charge de la communication, Elad Ratson.

 

L'image d'Israël, vue d'Europe, se résumerait à des attentats, des conflits sporadiques avec ses voisins, à des tirs de roquettes, très loin de l'image biblique d'une terre où coule le lait et le miel. Et pourtant il y a une vie en Israël. C'est ce que peuvent constater les pèlerins qui, chaque année, se rendent en "Terre Sainte", oubliant souvent que cette terre est l'Etat d'Israël.

 

Certes la réalité régionale est anxiogène : les menaces nucléaires proférées par la dictature iranienne, le refus de groupes palestiniens (Hamas, Djihad islamique...) de reconnaître l'existence d'un Etat non-musulman au Proche-Orient, la lutte armée du Hezbollah libanais à la frontière nord, les incertitudes liées au "Printemps arabes" souvent qualifié d'hiver en Israël. La démocratie israélienne doit faire front à ces menaces au risque que son image soit déformée, réinterprétée et, au final, dénigrée au sein de l'opinion publique. Car Israël doit également affronter une "action psychologique" qui pèse autant sur le fait politique que les forces déployées sur le terrain.

 

Dans ce village global qui se constitue à l'ère de la communication électronique, la communication est devenue un enjeux stratégique. Il suffit de taper le mot "Israël" dans un moteur de recherche pour constater que le sujet ne laisse pas indifférent. Or la rumeur, le mensonge et la désinformation y sont à leur avantage. On est loin de l'enthousiasme suscité, quinze ans plus tôt, par l'Internet promettant d'accéder à la connaissance d'un simple clic. Aujourd'hui des faux comme Les Protocoles des Sages de Sion sont davantage diffusés que des faits. Parfois des sites renommés, notamment d'éducation participative ne sont pas exempts de critiques.

 

C'est le cas de Wikipédia. Dans sa version française, le site propose une revisitation de l'histoire d'Israël. Il y est présenté un détail curieux : un début de la guerre d'indépendance en novembre 1947. Or rien de tel dans les versions étrangères de Wikipédia, rappelant que le conflit éclata le 15 mai 1948, après la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël. Un détail qui pèse lourd. La révision des faits historiques s'inscrit dans un discours idéologique soutenant d'autres fins qu'une analyse objective.

 

 Communiqué sur Israël ne signifie pas opposer un révisionisme par un autre mais rétablir les faits. Mais aussi présenter la réalité d'Israël. Le mouvement contre la vie chère en Israël, l'été dernier, a montré une autre facette de ce pays tantôt présenté exclusivement sous l'uniforme, tantôt présenté comme la théocratie qu'il n'est pas.

 

Il y a une vie en Israël. L'Etat présente bien des similitudes dans son fonctionnement économique, social, culturel et démocratique avec les Etats de l'Union Européenne. Israël ne se réduit pas à une caricature ni aux dimensions de son personnel marginal en politique.

 

Il ne peut être passé sous silence la coopération d'Israël avec les pays en voie de développement, ses collaborations dans les domaines scientifiques et économiques. La prise en charge des patients arabes palestiniens par les personnels de santé israéliens est une réalité qui touche chaque année 500.000 personnes. Des collaborations politiques, juridiques, économiques et culturelles existent entre Israël et certains de ses adversaires déclarés. La population d'Israël, dans sa diversité, mène une vie très éloignée d'un pays en Etat de siège, comme le suggèreraient certaines affirmations. Des sites comme http://www.coolisrael.com en témoignent. Il importe de faire connaître cette aspect si méconnu du pays.

 

Et si les mots ou les images ne suffisent pas, alors il convient de venir visiter le pays ou de participer au Marathon de Jérusalem ou à l'un des innombrables festivals qui s'y déroulent chaque année.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 23:12

POINT D'INFORMATION

 

L'association France-Israël du Cher propose des rencontres impromptues pour débattre à bâtons rompus de sujets qui participent de l'actualité d'Israël. Pour son prochain rendez-vous, l'association retient la question nucléaire iranienne, l'Autorité palestinienne et l'ONU, le second Marathon International de Jérusalem (16 mars 2012).

 

le 3 décembre 2011

à 16 heures 00

Maison des Associations de Bourges

 

 

* * * * * * * * * * * * * * *

 

 

LA FETE DE HANOUCCA

 

Inspirée du Livre des Maccabées, texte deutérocanonique, la Fête des Lumières, évoquée dans les Evangiles, se veut un symbole de renaissance.

 

conférence de

 

M. Georges FELDMANN

Président de l'association France-Israël de l'Indre - Les Amis d'Israël

Professeur de Lettres (e.r.), Chevalier des Palmes Académiques

 

Jeudi 8 décembre 2011

à 19 heures 00

Maison des Associations

28 rue Gambon

18000 Bourges

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:20

nouvelan5772.jpg

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 20:21

IMGP0662.jpgA l'occasion de la 30ème édition de la fête des associations, France-Israël du Cher offrait aux visiteurs une invitation au voyage en les emmenant à Jérusalem.

 

Après avoir éclairci les fêtes de Roch Hachana et de Soukkot, l'année 2011 était placée sous le signe de Jérusalem. L'occasion de revenir à la fois sur la dimension religieuse de la ville, aussi bien que sur sa dimension terrestre. Si Jérusalem s'affiche comme la lumière des nations pour les 3 religions du Livre, la ville ne se réduit pas à cet aspect religieux et spirituel.

 

Capitale spirituelle, Jérusalem l'est depuis l'épisode biblique du "sacrifice" d'Isaac. La tradition hébraïque situe cet évènement, marquant l'alliance de Dieu avec son peuple élu, sur le Mont Moriah sur lequel se dresse l'esplanade du Temple. De ce Temple, détruit par les Romains en l'An 70, il ne reste que le soubassement du mur d'enceinte, le Kotel (Mur des Lamentations). Jérusalem est aussi le berceau du christianisme. Il puise à la source du judaïsme, Jésus réalisant, selon la tradition, les prophéties bibliques annonçant la venue du Messie. Le christianisme a opéré un glissement du Temple matériel vers le Temple intime et spirituel de l'homme et de son Dieu. La perte des Royaumes Francs de Palestine, à l'issue des croisades, a définitivement ôté sa centralité physique à Jérusalem. Cependant elle demeure inscrite dans ce que Mircéa Eliade qualifiait de temps mythique pour les pèlerins qui parcourent chaque année les ruelles de la Via Dolorosa jusqu'à la basilique du Saint-Sépulcre. L'Islam conquérant des premiers temps de l'Hégire a transformé Jérusalem en ville sainte pour concurrencer les anti-califes. L'appellation Al-Quods, contemporaine des Ommeyaddes, est sujette à controverse au sein de l'Islam ne concevant que La Mecque et Médine comme ville sainte. Alors que la Jérusalem islamisée ne dépassa jamais le rang de bourgade, les croisades ont inspiré son rôle de "catalyseur du Jihad" (Professeur Frédéric Encel) jusqu'à nos jours.

 

Centre du monde pour les cartographes médiévaux, Jérusalem est ancrée, culturellement, dans l'âme occidentale. Elle devint un modèle pour la commune de l'Indre de Neuvy-Saint-Sépulchre dont la collégiale copie la rotonde de son modèle oriental. Elle inspire également la symbolique du compagnonnage qui tire du particulier à l'universel le symbole du Temple de Salomon. Celle-ci est reprise et développée par le mouvement franc-maçonnique depuis le XVIIIème siècle.

 

Mais Jérusalem est aussi une ville en prise avec le siècle. Elle est la capitale de l'Etat d'Israël. toutes les institutions du pays y ont leur siège. C'est là que la Knesset (Parlement) vote les lois et que la cour suprême veille au respect des droits des citoyens et à leur liberté comme à leur égalité.

 

Le 25 mars 2011, la ville s'ouvrait à l'olympisme en organisant le premier marathon international de son histoire. Un berruyer, Pascal Tinat, conseiller municipal de la ville de Bourges, a bouclé les 42,195 km de l'épreuve en 4 heures et 39 minutes. Les encouragements de l'association France-Israël du Cher ne lui ont pas manqué. Nous lui renouvelons notre hommage pour une épreuve qui illustre à l'extême la devise olympique : "Plus haut, plus fort, plus loin !"

 

Cette année encore nous rappelions le sort de notre concitoyen, Guilad Shalit, enlevé par le Hamas et détenu dans un lieu inconnu de Gaza depuis le 25 juin 2006. Sa photo, posée par l'association France-Israël du Cher pour le 5ème anniversaire de son enlèvement au carrefour de Verdun, a été arrachée à la mi-août. Nous l'apposerons à nouveau et elle demeurera jusqu'à sa libération. Car nous ne nous soumettons pas à l'intolérable et condamnons une pratique esclavagiste qui avilit l'homme en lui ôtant son humanité. Nous condamnons le racisme qui lui dénie sa qualité de français et d'être humain.

 

Nous remercions les Radios Chrétiennes de France qui nous ont ouvert leur antenne lors de cette 30ème édition, les visiteurs avec lesquels nous avons enrichi nos discussions, ainsi que les bénévoles qui ont patiemment préparé et tenu le stand de l'association.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 01:02

La fête des associations de la ville de Bourges a 30 ans. A l'issue d'une cavalcade dans les rues du centre-ville, le 24 septembre 2011, les rives d'Auron accueilleront les associations dans ses halls d'exposition, le dimanche 25 septembre. Vous pourrez retrouver l'association France-Israël du Cher dans le Hall A, stand E15.

 

Pour cette 30ème édition, le stand de l'association France-Israël du Cher rendra hommage à Jérusalem. Cette ville trois fois millénaire, parle au monde en raison de sa centralité dans l'espace judéo-chrétien. En premier lieu en raison de la ligature d'Isaac qui, selon la Genèse, marque la naissance de l'Alliance entre le Dieu monothéiste et le peuple hébreu qu'il a choisi pour le servir. En second lieu, en raison du glissement de la spiritualité occidentale, de la Grèce vers Jérusalem, sous le règne de l'Empereur Constantin, qui plaça l'antique pierre de Delphes, marquant le centre du monde, sur le lieu qui accueillit la Basilique du Saint-Sépulcre. Une représentation centrale qui participa aux croisades médiévales et vit surgir les éphémères royaumes francs de Jérusalem et de Saint-Jean d'Acre.

 

Jérusalem est donc une ville symbolique : cité de David et de Jésus, extrapolée en lieu saint de l'Islam aux temps des anti-califes. Elle dépasse cependant le particulier pour tendre vers l'universel à travers l'image d'Epinal que représente le Temple de Salomon, source d'inspiration de chevaliers croisés et du compagnonnage. Mais, du point de vue chrétien, le symbole est passé de l'antique Temple hébreu à celui de la Basilique du Saint-Sépulcre où le pèlerin suit les derniers pas de Jésus, du Golgotha à son tombeau, avant sa résurrection. Cela explique la présence, en Berry, d'une copie miniature du Saint-Sépulcre dans le village de Neuvy, dans le département de l'Indre.

 

Cependant Jérusalem ne se réduit pas à l'aspect religieux. Réunifiée en 1967, elle est désormais la capitale de l'Etat d'Israël. Elle est un centre de pouvoir. Elle est aussi une ville vivante accueillant des festivals et des compétitions sportives de dimensions internationales. En 2011, elle a organisé le premier marathon de son histoire. Un berruyer participait à cette première édition. Peut-être participerez-vous à la prochaine édition en 2012 ?

 

Nos bénévoles vous accueilleront pour vous proposer des pâtisseries casher et vous présenter l'association France-Israël.

 

Plus d'informations sur la manifestation du 25 septembre 2011 : http://www.ville-bourges.fr/culture-loisirs/fete-associations.php 

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 21:42

bordiot2011.jpgSuite à la reconnaissance de la participation de la France aux crimes racistes nazis par le Président de la République, Jacques Chirac, en 1995, le 16 juillet, date de la rafle du Vel' d'Hiv' (16 juillet 1942), a été retenu pour célébrer la mémoire des victimes des crimes racistes de l'Etat Français et honorer les Justes de France. Tous les ans, cette cérémonie se déroule à Bourges, devant la plaque commémorative à la Prison du Bordiot.

 

En présence des autorités civiles et militaires, M. le directeur de cabinet du Préfet du Cher a lu l'allocution du gouvernement. Il fut rappelé la persécution des minorités religieuses et ethniques. Le rôle des fonctionnaires d'Etat dans l'entreprise de mort ne fut pas éludé. L'obéissance à des ordres iniques vouant à la mort des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards est une tache sur l'action de l'Etat. Une tache morale, indélébile, qui doit interroger les fonctionnaires. "Qu'aurions-nous fait ?"

 

Il y eut des actes de résistance. Des préfets tout d'abord qui refusèrent de prêter serment au Maréchal Pétain et, à travers sa personne, à la politique de collaboration avec le nazisme. Deux d'entre eux seulement revinrent de déportation. Il y eut encore des gendarmes et des policiers, qui n'avaient oublié ni leur engagement à l'égard de la République ni leur devoir moral, qui usèrent des informations qu'ils possédaient pour alerter les victimes potentielles des rafles à venir, voire qui cachèrent eux-même les victimes de l'Etat Français de Vichy. Un acte d'insubordination, objectivement, mais conforme à leur premier serment républicain et conforme à la morale. Enfin il y eut les réseaux de la France résistante, les N.A.P. (Noyautage de l'Administration Publique) pour contrecarrer les ambitions mortelles de Pétain et de Laval.

 

Il y eut, à Bourges, le frère Stanke, Allemand, anti-nazi, moine franciscain, aumonier de la Wehrmacht, soulageant les souffrances des résistants et des victimes du Reich nazi, emprisonnés au Bordiot. Il y eut ces anonymes dans le département du Cher, comme à travers le pays, qui secourèrent leurs frères humains. Des Justes qui sauvèrent de l'extermination des civils qui n'avaient d'autres torts que d'être nés.

 

C'est aux victimes mais aussi à ces Justes qu'il a été rendu hommage. Hommage à une action passée qui doit parler pour les générations à venir. Refuser d'obéir à des ordres qui choquent à la fois la morale et les droits naturels de tout être humain voué à la destruction. Une réelle indignation qui appelle un vrai courage et non une posture flattant l'opinion publique comme naguère le racisme et l'intolérance flattaient l'opinion publique européenne. Une indignation à contre-courant des effets de mode, loin du gâtisme et de la sclérose morale ou intellectuelle. Une révolte silencieuse qui mettait en péril ceux qui la mettaient en oeuvre et faisait peser sur leurs têtes la menace de la déportation.

 

S'il est facile d'appréhender le passé, dans le confort d'une société démocratique, il est plus courageux et méritant de résister à un régime totalitaire. 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:51

Cérémonie à la mémoire des victimes des crimes racistes

et antisémites de l'Etat Français

et d'hommage aux Justes de France

à la Maison d'arrêt du Bordiot, à Bourges,

le dimanche 17 juillet 2011 à 11 h 00

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:40

Il y 67 ans, à l'ombre du débarquement allié en Normandie, se jouait en Berry un enchainement d'évènements qui allait déboucher sur un épisode de "Shoah sauvage", faisant 36 victimes. Le 29 juin 2011, l'association France-Israël du Cher accueillait Jean-Claude Bonnin, Professeur d'histoire, membres de l'association des Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher, pour ouvrir le dossier de Guerry.

 

En propos liminaire, J-C Bonnin pose la distinction existant entre "répression" et "persécution". Alors que la répression vise à éteindre les faits de résistance, la persécution tend à porter atteinte à un groupe d'individus en raison de sa naissance, de sa religion, de son existence même. La tragédie de Guerry est un épisode de la persécution antisémite de Vichy et du IIIème Reich qui se cache derrière un premier épisode de répression.

 

Le 6 juin 1944, alors que les troupes alliées débarquent en Normandie, deux groupes de résistance s'emparent de Saint-Amand-Montrond. Ils font prisonniers les miliciens qui s'y trouvent. Parmi eux, la mère et la femme du bras droit de Darnan. Le 7 juin un avion survole la ville, annonçant l'arrivée prochaine des Allemands. La Résistance se replie, emportant ses prisonniers. Ce fait est à l'origine de mesures de répression contre la population du saint-amnadois de la part des Allemands, aussi bien que de la Milice.

 

A la tête des Miliciens, Joseph Lecussan s'autoproclame sous-préfet de Saint-Amand et s'arroge les pleins pouvoirs. Il fait régner un climat de terreur dans la ville. A la fin du mois de juin, Philippe Henriot, chef du PPF (parti collaborationniste), est assassiné. Les Miliciens redoublent de hargne et se lancent dans la traque aux juifs.

 

Saint-Amand accueille de nombreux réfugiés alsaciens mais aussi des Juifs étrangers, ainsi que des Juifs ayant échappé à la rafle du Vel' d'Hiv. Le Cher est en effet coupé par la ligne de démarcation autour de laquelle se regroupent bons nombre de réfugiés. Au cours du mois de juillet, Lécussan décide de passer à l'action. Il sollicite le SD allemand à Bourges. Des Juifs sont raflés et enfermé au cinéma Rex de la ville. Lécussan les livre aux Allemands qui les incarcèrent, à Bourges, dans la prison du Bordiot.

 

Entre le 24 juillet et le 5 août 1944, trois convois emportent des prisonniers dans une ferme isolée, près de Bourges, à Guerry. Ce sont en tout 36 hommes et femmes, de 15 à 87 ans, qui sont jetés dans deux des puits de Guerry. Parmi les exécutants, on compte un gestapiste français, Paoli, originaire d'Aubigny sur Nère. Les autres prisonniers doivent leur salut à la déroute des troupes allemandes face à l'avancée des troupes alliées et au harcèlement de la Résistance. Fin octobre 1944, les corps des victimes sont exhumés, grâce au témoignage de l'unique survivant, Charles Krameisen qui parvint à s'échapper.

 

Le crime perpétré à Guerry rappelle l'action des einsatzgruppen sur le front de l'Est, à partir de 1941. Des exécutions par balles, dans des lieux isolés, ont eu lieu avant la mise en oeuvre des camps d'extermination et du gazage des populations juives. Les Allemands invoquant des difficultés pour organiser un train de déportation vers Drancy puis vers Auschwitz auraient décidé d'exécuter sur place leurs prisonniers. Ainsi la tragédie de Guerry s'inscrit dans le cadre de la Shoah par balles, mise en lumière par le Père Desbois.

 

 

 

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 18:36

liberte guiladCela fait, aujourd'hui, 1.826 jours, que notre compatriote Guilad Shalit est otage du mouvement islamique radical Hamas. Son lieu de détention, ses conditions de vie, son état de santé sont inconnus. Les ravisseurs refusent, depuis 5 ans, toute visite de la Croix-Rouge Internationale. La dernière preuve de vie remonte à l'an 2009. Parce que l'oubli met en danger la vie d'un otage, l'association France-Israël du Cher a apposé son portrait à Bourges.

 

Pour ce 5ème anniversaire, des manifestations ont lieu durant tout le week-end, à travers la France, pour tirer la situation de ce jeune franco-israélien de 24 ans de l'oubli. Le Berry ne manque pas à son devoir. Le 25 juin 2011, sur le marché de Châteauroux, l'association France-Israël de l'Indre faisait signer des messages de soutien de la population adressés aux parents de Guilad. L'Indre a ensuite gagné Bourges, pour se joindre à la manifestation berruyère.

 

Sur l'esplanade des Anciens Combattants d'A.F.N., les membres de l'association se sont réunis autour de l'arbre et de la stèle de la Déportation pour apposer un portrait de Guilad Shalit (ci-contre). Un geste symbolique pour rappeler qu'un Français est otage dans la Bande de Gaza, depuis 5 ans. Il vient s'ajouter à la liste, déjà longue, de nos compatriotes victimes d'une pratique que l'on souhaiterait voir disparaïtre : l'enlèvement. 7 otages sur le continent africains, deux en Afghanistan et Guilad au Proche-Orient.

 

Un texte, communiqué au représentant de la presse, a été lu par le Président de l'association France-Israël du Cher (ci-après). Il a rappelé les évènements qui ont entouré l'enlèvement de Guilad Shalit. Ce fut l'occasion de redire, à l'encontre d'une contre-vérité qui affleure et s'étale sur les différents médias, notamment électroniques, que Guilad Shalit est otage et non un prisonnier de guerre. A travers son Président, les membres de l'association ont exprimé leur souhait que Guilad fête son 25ème anniversaire, en août 2011, parmi sa famille et ses amis.

 

 

Soutien à Guilad Shalit, otage franco-israélien,

 

Texte lu
par l'association France-Israël du Cher

à Bourges, le 25 juin 2011

 

 

 

Le 25 juin 2006, à l'aube, un calme apparent régnait à Kerem Shalom, dans le désert du Néguev, le long de la frontière entre l'Etat d'Israël et la Bande de Gaza. Cela faisait bientôt un an qu'Ariel Sharon, Premier Ministre d'Israël, avait fait évacuer les implantations juives de Gaza, rétrocédant ce territoire dans son intégralité à l'Autorité Palestinienne. Celle-ci avait connu des mois chaotiques, après janvier 2006, à l'issue d'élections législatives portant au pouvoir le Hamas. Une guerre civile interpalestinienne faisait rage entre le Hamas et le Fatah. De fait, le Fatah régnait en Judée-Samarie et la Bande de Gaza devenait le fief de l'islamisme radical.

 

C'est à partir de la bande côtière de Gaza que les civils israéliens étaient bombardés, depuis la fin de l'an 2000, par des tirs de mortiers et de roquettes. Ces tirs continuaient malgré le retrait unilatéral d'Israël de Gaza, à la fin de l'été 2005. « La paix contre les territoires » ne restait qu'un slogan.

 

Tsahal patrouillait le long de la frontière pour prévenir des infiltrations et contrecarrer les plans des artificiers du Hamas. Des chars étaient déployés dans le Néguev, en ce 25 juin 2006. Leur mission : observer et attendre la relève. A leur bord se trouvaient des appelés du contingent, des jeunes gens d'à peine 20 ans qui remplissaient leurs obligations militaires, 3 ans pour les hommes, 2 ans pour les femmes.

 

Parmi eux se trouvait Guilad, âgé de 19 ans et natif de Nahariya, dans le nord du pays. 1 mois et 1 jour plus tard, il aurait 20 ans. Comme son frère aîné, il avait voulu intégrer Tsahal malgré un profil médical jugé faible par les autorités. Cela ne l'empêcha pas, après quelques mois d'armée, d'être promu caporal dans les blindés.

 

Né en Israël, Guilad Shalit est un sabra. Il n'en est pas moins français et compte au nombre des expatriés représentés au Palais du Luxembourg à Paris. Il avait neuf ans quand l'assasinat d'Itzhak Rabin avait ébranlé la société israélienne. Malgré les attentats des organisations palestiniennes et le baroud d'un groupuscule exalté, Israël voulait croire au processus d'Oslo. Guilad appartient à la génération d'Oslo. En classe de CM2, il rédige un conte intitulé «  Le requin et le petit poisson » qui témoigne de l'espoir d'un avenir de paix au-delà des préjugés. Un devoir sur table qui tranche avec les manuels scolaires palestiniens, à la même époque, qui appellent les enfants de l'Autorité palestinienne au martyre et à la haine d'Israël et des Juifs.

 

Ces manuels palestiniens, financés par l'Union européenne, sont ceux avec lesquels avaient été éduqués les huit membres du commando palestinien qui surgit, en ce dimanche 25 juin 2006, d'un tunnel creusé entre Gaza et le territoire israélien. Une centaine de mètres les séparait de leurs cibles. Alors que deux groupes s'en prenaient à un véhicule blindé et à un poste d'observation de la patrouille du désert, blessant trois soldats, le troisième groupe attaquait un char, en tirant un missile et des grenades. Le commandant et un soldat furent tués au cours de l'assaut. Un autre soldat fut grièvement blessé.

 

Guilad Shalit, également blessé à l'épaule, est tiré du char par le commando qui s'enfuit sous le tir des soldats qui se portent à la rescousse de leurs camarades.

 

Ainsi a débuté la prise d'otage de Guilad Shalit. C'est une prise d'otage et non une prise de guerre. Les circonstances de l'enlèvement et la condition de secret qui entoure la situation de Guilad Shalit violent les trois conventions de Genève. En l'absence de situation de conflit opposant des corps d'armée engagés dans un combat ouvert, les éventuels prisonniers sont assimilés à des civils. En violant la frontière pour aller kidnapper Guilad Shalit, citoyen franco-israélien, en territoire israélien, ses ravisseurs, ainsi que ceux qui les soutiennent, ont commis un crime de guerre. De plus, en privant la Croix-Rouge Internationale de la possibilité de s'assurer de la santé et des conditions de détention de Guilad Shalit, ainsi qu'en le privant de toute communication avec sa famille (par échange de colis et de courriers), ses ravisseurs ne le traitent pas en prisonnier de guerre, second crime de guerre. En outre, en se livrant à une prise d'otage, ses ravisseurs ont perpétré le crime de droit commun d'enlèvement et de séquestration. Ces conclusions ont été posées par Kofi Annan, secrétaire général de l'O.N.U., en 2006, et réaffirmées par son successeur, Ban Ki-Moon.

 

Quatre groupes terroristes ont revendiqué l'enlèvement : les Brigades Izzedine El Qassem (le Hamas), le Comité de Résistance Populaire (proche du Fatah), le Jihad Islamique (branche palestinienne du Hezbollah libanais) et l'Armée de l'Islam. Le Hamas, qui a établi, depuis 2006, un régime totalitaire islamique dans la Bande de Gaza, fait, depuis 5 ans, peser un odieux marchandage sur la tête de Guilad Shalit, réclamant la libération de terroristes détenus en Israël pour avoir pris pour cible des civils israéliens. Le Hamas, opposé à toute négociation de paix, refusant toute reconnaissance de l'Etat d'Israël et faisant de tous les Juifs à travers le monde une cible, met en scène son otage dans des films et des animations débordant de haine anti-israélienne et antisémite. Il y a peu de distance entre un crime de guerre et un crime contre l'humanité.

 

Guilad Shalit a entamé son 1.826ème jour de captivité. Il n'aura connu de ses vingt ans que la condition d'otage. Trois preuves de vie on été diffusées par les ravisseurs, en 2007, 2008 et 2009. Depuis le silence s'est abattu sur lui. Un silence assourdissant auquel contribue le rappel des jours de captivité d'autres otages, en Afghanistan, obérant la situation de tous les autres français victimes de cet esclavage médiéval. Certes, Guilad n'est pas journaliste. Il n'est pas non plus un ancien mannequin. Guilad est juif, israélien et français. Il est notre compatriote. Il est homme. Il mérite d'être soutenu. L'oubli pour un otage, c'est sa mort.

 

Depuis l'enlèvement de son fils, Noam Shalit se bat pour la libération de Guilad. Il a sollicité les gouvernements français et israéliens pour qu'ils agissent en vue d'obtenir le retour de Guilad parmi les siens. Les promesses électorales, les actions diplomatiques, les incursions militaires et les médiations étrangères n'ont, à ce jour, pas abouti. Conscient que le temps jouait contre la survie de Guilad, sa famille a planté une tente devant la résidence du Premier Ministre Israélien, à Jérusalem, afin que ce dernier n'oublie pas qu'une famille attendait le retour de son fils. En 2010, Noam Shalit a demandé aux organisateurs de la flotille de la prétendue paix, notamment à la délégation française, de porter une lettre aux preneurs d'otage. Ceux-ci lui ont opposé une fin de non-recevoir.

 

Alors que Guilad Shalit s'apprête à entamer sa cinquième année de captivité, son père se tourne vers la justice. En ce début du mois de juin, Noam Shalit vient de se constituer partie civile auprès des tribunaux français, en portant plainte pour enlèvement et séquestration. Alors que la France se dit prête à oeuvrer pour la paix au Proche-Orient, elle ne peut pas faire l'économie de la situation de Guilad Shalit.

 

En ce 1.826ème jour de captivité, nous sommes réunis pour témoigner de notre soutien à Guilad Shalit et à sa famille. Nous affirmons notre refus d'une pratique, la prise d'otage, qui déshumanise l'homme, le réifie en le réduisant à une chose monnayable. Nous dénonçons cette pratique esclavagiste qui choque les droits naturels et fondamentaux de l'être humain. Nous condamnons les auteurs clairement identifiés, à savoir le mouvement islamique du Hamas, ainsi que leurs complices et leurs soutiens à travers le monde, fauteurs de guerre, de haine et de mort. Nous demandons le retour immédiat de Guilad Shalit parmi les siens.

 

Rassemblés, en ce 25 juin 2011, devant l'arbre de la déportation, nous traçons symboliquement le lien qui existe entre les victimes de la barbarie nazie et le sort de Guilad Shalit. Comme naguère le nazisme niait l'humanité des nations non-germaniques et celle de tous ses opposants, l'islamisme radical nie aux israéliens, aux juifs, aux chrétiens, aux athées et à tous ses opposants leur humanité. Honte à ceux qui soutiennent et glorifient, en France et dans notre département, des criminels mûs par des considérations raciales ! Honte à ceux qui ne veulent pas voir ! Honte à ceux qui ne veulent pas dire !

 

Mais, hier comme aujourd'hui, des hommes et des femmes se lèvent pour dénoncer l'intolérable. Ce sont des Justes qui voient dans leur prochain, qui leur est autre, non pas un étranger mais un être humain. Ils n'oublient pas la responsabilité qui leur incombe de garantir sa vie. Sans même en avoir conscience, ils appliquent ce commandement prophétique : « Qui sauve une vie, sauve l'univers tout entier ! »

 

En nous levant, aujourd'hui, pour tirer Guilad Shalit de l'oubli, pour sauver sa vie et le ramener à sa famille, malgré l'adversité, nous sauvons notre part d'humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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